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L'invité du matin

Stéphane Troussel
Stéphane Troussel © Radio France - Martine Bréson

Plan pauvreté : "Je suis partant" pour que la Seine-Saint-Denis soit un département test, affirme Stéphane Troussel

Diffusion du jeudi 13 septembre 2018 Durée : 8min

Stéphane Troussel, président socialiste du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, était l'invité de France Bleu Paris à 8h15. Il a donné son avis sur la préparation de JO pour Paris2024. Il a aussi assuré qu'il était partant pour tester les mesures anti-pauvreté du gouvernement.

Le Plan pauvreté du gouvernement

On ne connait pas encore tous les détails des mesures qui vont être présentées ce jeudi en milieu de matinée. Huit milliards d'euros devraient être alloués à ce Plan pauvreté.

Stéphane Troussel compte suivre tout ça de près. "La Seine-Saint-Denis est le département le plus jeune et le plus pauvre de France métropolitaine donc vous imaginez bien que, quand un gouvernement dit vouloir s'attaquer à la pauvreté... , forcément je suis attentif, j'écoute et je veux même m'engager si le gouvernement comme il le souhaite propose qu'il y ait dix territoires expérimentateurs de ces mesures je lui dis banco, je suis partant j'y poserai quelques conditions fortes bien évidemment".

Si le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis prend au sérieux ces propositions, il reste vigilant.

"Il faut voir ce qu'il y a précisément dans ces 8 milliards parce qu'on a l'habitude qu'il y ait beaucoup d'argent recyclé c'est à dire, de l'argent qui est déjà mobilisé et qu'on nous explique qu'il va être disponible à nouveau".

Il y a notamment une enveloppe de 200 millions pour les dix territoires expérimentaux. 

"Moi je dis, pourquoi pas , je prends au sérieux ces mesures mais je veux aller vérifier si ce qu'on lui donne d'un côté pour expérimenter des actions nouvelles pour lutter contre la pauvreté, on ne va pas lui reprendre d'un autre coté

Les Jeux Olympiques Paris 2024

"Moi je n'ai pas de doute sur le fait que nous serons prêts pour l'organisation des semaines olympiques".

Il a indiqué qu'il travaillait bien avec les organisateurs des JO mais que son problème c'était le "en même temps". Il explique : "Le gouvernement en peut pas s'engager dans les Jeux Olympiques et en même temps mettre en difficulté les clubs sportifs, supprimer 1600 emplois au ministère des Sports, baisser le budget des sports pour la deuxième année consécutive, supprimer les emplois aidés dans les clubs sportifs...

"Et puis, par ailleurs, un an après, eh bien il y a urgence maintenant pour qu'il y ait un grand Plan sport à l'école".