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L'invité en question

Gilles Carrez
Gilles Carrez © Maxppp - Vincent Isore

Pas de péage urbain en Ile-de-France pour financer le Grand Paris Express : Gilles Carrez, député LR du Val-de-Marne

Diffusion du vendredi 7 septembre 2018 Durée : 6min

Gilles Carrez, député LR du Val-de-Marne et auteur d'un rapport pour consolider le budget du Grand Paris Express était l'invité de France Bleu Paris à 8h15. Il a expliqué comment il envisageait la consolidation du financement du Grand Paris Express.

Un rapport pour sauver le budget du Grand Paris Express a été remis jeudi au Premier ministre. Pour Gilles Carrez, il faut "consolider le budget parce que ce projet, il est extraordinaire, il est indispensable, 100 km de lignes nouvelles en souterrain, un métro automatique, 68 gares, des interconnexions avec les lignes de RER existants... les déplacements de banlieue à banlieue ont explosé... donc on engage ce chantier qui a bien démarré... tout ça se présente bien".

Reste le financement. Il a été demandé à Gilles Carrez de trouver des compléments à ces financements "parce qu'au fur et à mesure qu'on a complété les études, on s'est aperçu que les coûts seraient plus élevés". Le député a donc remis jeudi au Premier ministre des propositions de consolidation du financement qui était déjà en place pour la Société du Grand Paris.

Contrairement à ce qui se dit, "l'idée d'un péage n'a pas été avancée" indique Gilles Carrez qui a proposé de consolider la taxe sur les bureaux en supprimant par exemple les niches fiscales.   

Il a aussi proposé d'actualiser une taxe spéciale d'équipements dans l'impôt foncier et la taxe d'habitation payée par les ménages, elle est aujourd'hui d'environ 20 euros par an, elle pourrait augmenter de 4 ou 5 euros.

Il propose aussi de créer une quote-part régionale de la taxe de séjour parce que nos visiteurs, en particulier les touristes étrangers, sont nombreux. Ils utilisent les transports en commun, "il est normal qu'ils contribuent par cette taxe de séjour".

Il propose au Premier ministre de trouver, par an, 250 millions d'euros supplémentaires, c'est avant tout des ressources franciliennes parce que je crois que "les contribuables de province ne comprendraient pas qu'on leur demande de faire un effort pour la région parisienne". Il n'y aura pas de création de taxes nouvelles. 

Ce chantier coûte 35 milliards d'euros et il s'achèvera en 2030.