Replay du jeudi 1 janvier 1970

A la mi-novembre je ne peux plus payer le surplus d'allocataires du RSA

Stéphane Troussel, président du conseil général de Seine-Saint-Denis invité de France Bleu 107.1. Il répond à Noé da Silva sur les chiffres du chômage, sur les emprunts toxiques, le RSA qu'il menace de ne plus pouvoir payer d'ici la fin de l'année et sur les emplois aidés.

l'invité de France Bleu Paris
l'invité de France Bleu Paris © Getty - Nikola Katie - E+

Verbatim Emplois aidés : - Le ministre Sapin est venu lui-même clore la polémique et reconnaitre que la charge de ses services était injuste.- On est à 300/350 emplois aidés, pour l'ensemble des collectivités concernées. Le conseil général lui en crée 50 dans ses services et va en accompagner une centaine dans les associations pour les aider à financer le complément. - C'est un bon dispositif mais dans un département comme le mien où il y a des collectivités locales qui ont été fragilisées par dix ans de politique de droite, il ne faut pas s'étonner que le dispositif monte en charge plus ou moins rapidement. - Il faut lever un certain nombre de contraintes y compris administratives, sur les dérogations pour embaucher plus facilement dans un certain nombre de quartiers des jeunes qui ont un niveau de diplômes. RSA : - On fait payer les "un peu moins pauvres" pour les plus pauvres. On est au bord de l'implosion. - Dans mon budget 2013, j'ai dû provisionner 35 millions de plus pour le RSA pour l'année prochaine. - Si le rythme actuel se poursuit, à la mi-novembre je ne peux plus payer ce surplus d'allocataires du RSA, donc chacun devra prendre ses responsabilités.

Emprunts dits "toxiques" : - La loi de validation que peut préparer le gouvernement n'est acceptable que si en face il y a un fond suffisamment doté de moyens financiers pour aider les collectivités locales à s'en sortir. - Ça doit être au minimum de 2 à 3 milliards d'euros. - Je dirai si c'est acceptable si la participation des banques est suffisamment forte pour que ce soit une manière de reconnaitre leur responsabilité dans ces pratiques dangereuses et spéculatives.