Replay du mardi 17 novembre 2020

Carte Blanche iséroise pour les associations de protection de la nature

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La crise sanitaire que nous traversons est une période dure pour tout le monde, comme pour les associations de protection de la nature.L'occasion de prendre de leurs nouvelles avec la Carte Blanche iséroise de notre spécialiste "environnement", Jean-François Noblet.

Des nouvelles des associations de protection de la nature
Des nouvelles des associations de protection de la nature © Getty - Klaus Vedfelt

Selon Jean-François Noblet, la crise sanitaire que nous traversons a des conséquences variées sur les associations de protection de la nature. "Certaines constatent que le confinement fait progresser leurs idées. L’ADTC se félicite du boom sur l’usage du vélo par exemple. Les associations de consommateurs se réjouissent du développement des commerces de circuits courts mais regrettent le monopole d’Amazone. France Nature Environnement constate avec intérêt une diminution de la pollution de l’air et la Ligue pour la Protection des Oiseaux note que la faune sauvage est moins perturbée par  les activités de loisirs."

Pour d'autres, c'est un peu plus compliqué, elles "souffrent de l’annulation de leurs activités, ce qui entraîne une diminution de leur nombre d’adhérents et fragilise leur budget". C'est le cas notamment de l'association, le Pic vert, dont Jean-François Noblet est co-président. "En 2019, le Pic vert comptait 850 adhérents. Il nous en manque 40 aujourd’hui car l’association a dû renoncer aux conférences, aux stands, aux sorties guidées, aux chantiers". Malgré tout, comme nous l'explique notre spécialiste, elle essaye de trouver des solutions pour s'en sortir. 

Jean-François Noblet nous indique également que les associations de chasse sont aussi très touchées. "Elles perdent chaque année 2 % de leurs adhérents et le confinement a augmenté l’érosion de leurs effectifs qui sont de plus en plus âgés. D’autres raisons expliquent cette diminution : Le petit gibier disparaît, la chasse coûte de plus en plus cher et surtout la perception sociale de ce loisir change radicalement."

En 1960 le père de famille qui apportait un gibier ensanglanté sur la table de la cuisine était un héros. Aujourd’hui ses enfants  lui font la gueule, le traitent d’assassins et lui déclarent «  Ton gibier, jamais j’en mangerai, D’ailleurs je vais devenir vegan ! »

Ecoutez la Carte Blanche iséroise de Jean-François Noblet.