Replay du mardi 11 août 2020

Castres où est né Jean Jaurès

Jérôme est dans le Tarn, pas très loin d’une très grande cathédrale, en train de déguster un bon cassoulet au restaurant. Le voilà à Castres.

cour de l'évêché
cour de l'évêché - Par Daaé — Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/in

Castres. Dans le Tarn. La cathédrale Saint Benoit, l’hôtel de ville, ancien palais des évêques, signé Mansard, architecte de Versailles. On n’est pas en France pour rien, y a toujours des trucs délicieux à goûter. Par exemple la charcuterie, le Fressinet, le cassoulet, voire la nougatine. Un bonheur culinaire qu’on digère en s’offrant une belle promenade en ville pour découvrir de beaux hôtels particuliers, les maisons alignées le long de la rivière et rencontrer quelques-uns des plus de 40 000 castrais. 

La ville de Jean Jaurès

Le plus célèbre castrais est Jean Jaurès. C’est ici, à Castres, le 3 septembre 1859 qu’a commencé une vie qui allait être toute entière dédiée à la politique. Issu de la petite bourgeoisie, le jeune Jaurès pétille d’intelligence. Etudiant brillant, agrégé de philosophie, il s’engage très tôt en politique, à gauche, et devient le plus jeune député en 1885. Sa voix matinée d’accent du sud se fait souvent entendre à la tribune de l’Assemblée nationale où il défend les mineurs de Carmaux, un projet révolutionnaire de retraite ouvrière, le capitaine Dreyfus récemment condamné. Il dénonce régulièrement les liens entre les milieux d’affaires et la presse, aide à rédiger la loi de 1905 qui entérine la séparation des églises et de l’Etat et met donc en route cette fameuse laïcité qui continue à faire réagir aujourd’hui encore. Dans les colonnes du journal l’Humanité, qu’il a fondé en 1904, Jaurès s’oppose totalement au conflit meurtrier que tout le monde sent venir en 1914. Des années que les frictions entre France et Allemagne font craindre une déflagration majeure. Jaurès condamne l’esprit revanchard des Français. Il redouble d’effort pour convaincre ses concitoyens, notamment les ouvriers, de ne pas s’engager dans cette Première Guerre mondiale qui point à l’horizon en cette fin juillet 1914. Alors qu’il s’assoit au café du Croissant, à Paris, il ne sait pas encore que lui ne verra pas la guerre. Il ne verra pas la guerre parce qu’il va mourir quelques jours avant qu’elle ne rugisse. 

EN SAVOIR PLUS 

Le destin de Jean Jaurès on vous le raconte ici

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