Replay du mardi 30 juin 2020

Nice « Nizza la Bella » comme disent les niçois

Pile sur la promenade des anglais, face à la grande bleue, quelle chance nous avons de faire escale sur la Côte d’Azur pour nous rappeler comme la France est belle à Nice.

Une vue de Nice, la belle.
Une vue de Nice, la belle. © Getty - ICHAUVEL

Comme disait ma grand-mère… A l’impossible nul n’est tenu ! Et franchement, pas possible de faire tenir Nice en 2 minutes. Alors je vous le dis dès maintenant, j’y reviendrai. Rien que l’arrière-pays niçois mériterait plusieurs rendez-vous ici, tant c’est une cascade d’histoire, de couleurs et d’émotion qui coule depuis les alpes, qui passe entre oliviers et villages hauts perchés du côté de Saint Paul de Vence, juste assez près de Grasse pour en sentir les parfums, une cascade qui finit en vous laissant au pied de l’immense baie des anges, l’âme ébouriffée. L’âme heureuse aussi quand elle sait derrière elle les immenses montagnes des alpes et qu’on a juste devant soi la mer nourricière de l’occident et l’orient. 

La Méditerranée. Remis de ses émotions, on se sent tout de suite à l’aise quand on s’offre une ballade dans les rues aux hautes maisons de toutes les couleurs, une pause sur les piazzetta, une bonne table dans le vieux Nice. Qu’on vienne d’ailleurs et ce qui vous frappe c’est la chance qu’ont les niçois de vivre ici, sur la côte d’Azur, jamais loin des 7 kms de la promenade des anglais, dans une ville que le soleil baigne 300 jours par ans. Une ville où les nuages ne sont que tolérés et arrosent donc juste assez pour offrir les plus beaux jardins dans la ville et autour, du côté de la Citronneraie à Menton ou de la villa Rothschild entre Beaulieu et Villefranche. 

C’est ici, à Nice, entre mer et montagne, entre France et Italie, pas si loin de Monaco qui l’a vu être la plus belle avant de repartir la plus pauvre, que la Belle Otéro a fini une vie comme on n’en rêve pas. Qui savait que derrière cette petite dame qui nourrissait les pigeons du côté de l’église Notre Dame de l’annonciation se cachait un destin parti de rien et mené tambour battant à travers les lits les plus riches du monde ? Cette femme ridée et colérique de 96 ans qu’on croisait encore en 1960 a été l’une des courtisanes les plus belles, les plus riches, les plus enviée de son temps avant d’adoucir la chute en choisissant Nice pour vivre l’enfer des séductrices : la vieillesse ? Nul doute qu’en traversant la place Masséna et en regardant danser quelque groupe de jeunes, la belle Otéro ne manquait pas de se souvenir que des hommes ont préféré perdre la vie plutôt que perdre leur chance de la voir marcher, danser, et jouir parfois.

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