Replay du lundi 29 juin 2020

Saint-Malo, la cité corsaire, bâtie face à la mer

Nous partons en Bretagne, à Saint Malo. Jérôme ne nous attend pas très loin de l’immense plage du Sillon, au pied du château de Saint Malo, pour nous rappeler comme ici aussi… La France est belle.

Une très belle vue de Saint-Malo.
Une très belle vue de Saint-Malo. © Getty - Medioimages/Photodisc

Escale à Saint-Malo ! les gaulois le faisaient déjà à la cité d’Aleth. Le rapport avec Saint-Malo ? Au IVème siècle, fatigués d’être rançonnés, emmenés en esclavage ou tués, les habitants déménagent et ils s’installent sur un énorme rocher relié à la terre par une bande de sable que la mer recouvre deux fois par jour et qui s’appelle le Sillon. Rocher sur lequel a vécu un certain saint Malo, un moine venu d’Irlande, sur le dos d’une baleine d’après certains. Peu pratique mais efficace. Un port fortifié tourné vers la mer ce sera donc désormais la vocation de Saint Malo. Avoir la mer autour de soi rend curieux. C’est de la que part jacques Cartier en 1534. 

Il découvrira le Canada.  Il sera suivi un siècle plus tard par les corsaires du XVII siècle, légers comme des goélands, qui attaqueront au nom du roi de France les ventripotents vaisseaux du roi d’Espagne ou du roi d’Angleterre. A tel point que les anglais ont surnommé Saint Malo le nid de frelons. Des corsaires devenus si riches qu’ils nous ont offert une ville de pierre qui fait valser toutes couleurs de gris et qu’ils ont impressionné Louis XIV lui-même qui a fini par les surnommer avec respect : ces messieurs de Saint Malo. Saint-Malo c’est le port de départ des  terre neuvats, ces gars courageux qui partaient des mois entiers s’échiner sur les bancs de terre neuve, au large du labrador, pour ramener à bon port des tonnes de morues salée, le seul poisson qu’on pouvait manger à des kms de l’océan.  

C’est de nos jours le point de départ des derniers aventuriers des temps modernes, ces marins qui s’élancent tous les quatre ans dans la route du rhum pour rallier la France d’outre-mer depuis la France d’Europe. Quasi entièrement détruite en 1944, la ville a été reconstruite dans son style d’origine et son allure semble éternelle : horizontale, cernée de remparts d’où sortent de hautes maisons de pierre, presque solidaires face au vent tant elles sont serrées les unes contre les autres. Saint-Malo C’est aussi un pur bonheur touristique depuis les plages du sillon au thermes marins, et des ballades dans les forts de Vauban au sentier des douaniers. Sans parler du festival culinaire qu’offrent les homards, araignées et autres galettes de blé noir.  

C’est ici, à Saint Malo, qu’est né Dugay Trouin. L’un des plus grands marins français. Né ici dans un port d’histoire ancré au bord de la mer et toujours prêt à partir découvrir l’avenir.

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