Replay du vendredi 7 août 2020

Arles et l'héritage gallo-romain de la France

Et si on partait dans le Sud. Pour y découvrir de belles pierres, et notamment se promener en histoire avec Jérôme qu’on retrouve dans les Bouches du Rhône, rue Diderot, pas très loin des célèbres arènes d’Arles

Arles
Arles © Getty - Archive Photos/Getty Images

Plus de 3 siècles d’occupation, forcément ça a laissé des traces. Parmi les plus voyantes, il y a ces fameux amphithéâtres qui ornaient les villes gallo-romaines tant les habitants n’auraient pas pu se passer de ces arènes, dans lesquelles on voyait de terribles combats entre gladiateurs ou d’animaux sauvages. Il en reste de belles traces partout dans notre pays. A Grand dans les Vosges, l’amphithéâtre est immense, de même les ruines sont importantes à Besançon, Saintes, Fréjus, Béziers, Tours, Purpan Ancely près de Toulouse. Même disparu on se souvient encore du bâtiment comme à Metz où on peut se balader dans le quartier de l’amphithéâtre alors même qu’il n’en reste rien. Parmi les mieux conservés il y a Nîmes et il y a Arles, dans les Bouches du Rhône. L’antique Arelate a vu ses arènes être érigées sur la colline de l’Hauture, sous le règne de l’empereur Domitien aux alentours de 80 après Jésus Christ. Elles sont parvenues quasi intactes jusqu’à nous, quasi deux mille ans plus tard. Au XVIe siècle déjà, François 1er roi de France, s’extasie devant leur beauté et leur taille. Des arènes encore plus importantes que celles de Nîmes, puisqu’elles font pas moins de 136 mètres de hauteur. 

On estime à 25 000 le nombre de spectateurs en toges ou braies qui pouvaient aller acclamer les gladiateurs au temps des romains. Ce qui les a sauvées et en même temps abimées, c’est qu’elles sont devenues des lieux d’habitations. Des gens, nombreux, souvent très pauvres, ont construit leurs maisons à l’intérieur de l’enceinte. C’est à la fin du XVIIIe siècle qu’on prend conscience de cet héritage. Des expropriations ont lieu progressivement et en 1830 on les retrouve quasi dans l’état d’origine. Classées monuments historiques en 1840, autrement dit très tôt, elles sont Patrimoine mondial de l’humanité pour l’UNESCO depuis 1981. Dessinées par Van Gogh ou Picasso, elles sont le monument le plus visité de la ville. 

L’orgueil d'Arles qui continue de dérouler son histoire multiséculaire au pied des Alpilles, aux portes de la Camargue dans la région du soleil ardent : la Provence. 

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