Replay du mardi 30 juin 2020

Direction l’Alsace, devant l’immense façade de la cathédrale de Strasbourg

- Mis à jour le

Jérôme est minuscule devant l’immense façade de la Cathédrale de Strasbourg où il s’est rendu pour nous rappeler comme la France est belle dans la capitale de l’Alsace et du Grand Est.

Une vue de la cathédrale de Strasbourg.
Une vue de la cathédrale de Strasbourg. © Getty - Westend61

Strasbourg ça n’est pas une ville touristique, c’est une ville qui se ressent. Posez les bagages, à l’hôtel et même dans vos têtes avant d’aller vous perdre pour le plaisir. Regarder, voir, et se demander ce qu’on ressent au fond du cœur. Et au fond du cœur vous trouverez un mélange d’étonnement, de respect et d’affection pour cette ville qui offre tant. Le respect devant le génie humain quand il veut faire le beau, en empilant de manière magnifiques les pierres roses pour affirmer sa foi. La cathédrale de Strasbourg c’est « ce prodige du gigantesque et du délicat » comme disait Victor Hugo.

C’est le symbole de la ville. Un symbole partagé puisque c’est la 2e cathédrale la plus visitée de France et ils sont 8 millions à franchir le grand portail pour s’y recueillir ou se réjouir de sa beauté. Toutes et tous s’arrêtent un long moment pour admirer et pour tenter de comprendre cette merveille qu’est l’horloge astronomique. L’étonnement devant cette générosité alsacienne d’avoir imaginé des maisons qui sont belles aussi bien du dehors que du dedans. 

Qu’on passe dans la petite France et on est reconnaissant aux bâtisseurs d’autrefois d’avoir su mettre à profit l’eau magique pour en faire un miroir urbain. On aime aussi le barrage Vauban ou le majestueux Palais Rohan. Strasbourg c’est aussi l’affection pour cette ville qui accueille le parlement européen parce qu’elle incarne l’Europe. Prise. Reprise. Bombardée, reconstruite. Porte la France ou d’Allemagne selon les contrecoups de l’Histoire, elle a tout connu des turbulences de notre vieux continent. Elle les porte dans sa chair. Là, plus que n’importe où, l’Europe est au coin de la rue. Au bout du pont. 

Strasbourg ce sont aussi ces winstubs remplis de gourmandises qui vous remplissent de plaisir et vous laissent étonné de vous savoir aussi gourmands. Strasbourg c’est la ville qui a entendu pour la première fois notre hymne national. Quand on y pense, la marseillaise aurait dû s’appeler la strasbourgeoise. Un méandre de l’Histoire l’a fait filer à Marseille puis à Paris. Strasbourg s’en fiche. Elle est habituée aux mouvements de l’Histoire. Elle les a tous vécus. Pour le meilleur et pour le pire. Quand vous visiterez Strasbourg vous verrez que vivant à fond le présent, elle a retenu le meilleur de l’Histoire. 

Mots clés: