La météo impacte les ventes

Soupe

Émission 

Le froid qui continue à sévir malgré l'arrivée officielle du printemps gonfle les factures de chauffage mais perturbe la consommation. 80 % des secteurs d'activités sont perturbés par le froid. Et selon les estimations de l'assureur Météo Protect, cela représente 35 % du produit intérieur brut de la France, soit environ 700 milliards d'euros...

     Les variations de consommation liées aux températures, dans un sens ou dans l'autre peuvent dépasser les 100 milliards d'euros . C'est d'ailleurs pour cela que ce sont développés des outils pour assurer le risque météo comme Météo Protect. D'autres visent à aider les entreprises à s'adapter à la donne climatique. C'est le cas de Climpact Metnext le numéro un en France. Des données qui peuvent être d'autant plus utiles aux entreprises que la consommation des ménages est morose, plombée par le recul du pouvoir d'achat, le chômage et la crise.

     L'effet dans les rayons est très net . Par exemple au mois de mars, où la température a été inférieure de trois degrés à la moyenne saisonnière dans le nord, les ventes de soupes ont augmenté de presque 55 % par rapport au même mois de l'année dernière... Les experts ont constaté qu'elles ne se vendent plus à partir du moment où il fait 19 °. La crème de marrons affiche plus 18 % . Et comme on fait plus de plats mitonnés, en toute logique les produits pour nettoyer le four sont en hausse de 20 %. Pour les entreprises c'est d'autant plus difficile à prévoir que d'habitude en mars, elles commencent à introduire en rayons les produits d'été, qui du coup ne se vendent pas ou mal.

     Cela ne touche pas exclusivement les vêtements. Certes les ventes de textile sont en recul de 5 à 8 % par rapport au printemps dernier mais on peut craindre que cela soit aussi lié à la crise et pas seulement à la météo, d'autant que les soldes étaient terminés. En revanche, les magasins ont commencé à mettre en rayon les barbecues et le charbon de bois qui va avec. Mais aussi les saucisses fraiches à griller dont les ventes sont en baisse de 28 %, les bières de luxe qui reculent de 21 % ou encore le maïs qui fait les salades moins 21 % aussi. Les sodas et boissons sans alcool en général affichent un recul de plus de 5 % en dépit des efforts des professionnels pour en faire des boissons toutes saisons. Quant aux jardineries, elles voient leurs ventes baisser de 7 % en janvier puis 4 % en février, elles espèrent pouvoir se rattraper dès que le soleil décidera de s'installer ...

Partager sur :