Offrir des fleurs mais pas n'importe lesquelles

Roses du Kénya

Émission 

La Saint Valentin est capitale pour les fleuristes. C'est le deuxième jour le plus chargé de l'année pour eux, juste derrière la Fête des mères. Car la fête des amoureux donne lieu à un très fructueux business, totalement mondialisé.

     Car ce n’est pas la saison des roses en France. Une énorme majorité des fleurs qui seront offertes aujourd'hui sera donc importée de pays du sud qui se sont spécialisés dans les fleurs coupées. Elles viennent en majorité du Kenya mais aussi d'Amérique du sud et notamment de Colombie.

     Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le bilan carbone ne leur est pas défavorable. 85 % des fleurs importées en France arrivent par avion. Leur transport émet moins de CO2 que le chauffage des serres européennes...

     En revanche on peut avoir des doutes sur les conditions de culture. Hors Union européenne, pas ou peu de contraintes sociales et environnementales. Bon nombre de pesticides et d'engrais qui sont interdits ici sont utilisés là-bas. Le salaire mensuel d'une ouvrière colombienne ne fait vivre sa famille que dix jours ... Au Kenya le salaire est de deux dollars par. Résultat le bouquet que vous payez ici 20 euros a été acheté 3 euros 50 par le grossiste hollandais qui l'a revendu à votre fleuriste à Rungis.

     Mais il y a des alternatives. De plus en plus on peut trouver des fleurs labellisées équitable qui garantissent que les ouvriers et ouvrières des plantations sont traités décemment. On en trouve chez les fleuristes et sur les sites internet spécialisés.

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