William Saurin, un centenaire entraîné dans l'affaire de la viande de cheval

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Émission 

L'affaire de la viande de cheval qui se faisait passer pour du bœuf n'a pas fini de rebondir aux quatre coins de l'Europe. Et nombre de groupes et de marques sont éclaboussées. Dernière en date Panzani qui a trouvé du cheval dans les raviolis pur bœuf que fabrique pour lui l'entreprise William Saurin. Une société plus que centenaire.

     Tout commence en 1898 quand le jeune William Saurin épicier de son état s'intéresse à une nouvelle technologie de l'époque la boîte de conserve mise au point par Nicolas Appert. En 1907 il créée la marque à son nom puis presque vingt ans plus tard s'installe à Lagny en Seine et Marne. Il meurt en 1937 et c'est son fils, Vincent, qui reprend les rennes de la maison. L'entreprise a trois produits le cassoulet, la choucroute et un plat de saucisses lentilles. En 1950 William Saurin vend trois millions de boîtes de conserve par an. Et parallèlement il développe de nouveaux produits comme les plats cuisinés et multiplie les ventes qui passent à 25 millions d'unités en 1959.  

     En 1979 la famille du fondateur revend l'entreprise au groupe Lesieur, qui est lui même racheté sept ans plus tard par le groupe sucrier Saint Louis. En 1987, William Saurin diversifie ses contenants et propose les premières barquettes en aluminium .

     Les changements d'actionnaires continuent. En 1994 Saint Louis et BSN, qui a racheté Danone, décident de fusionner leurs activités dans les plats cuisinés. William Saurin se retrouve dans la branche plats cuisinés de Danone qui fusionne la société avec Panzani puis intègre PetitJean et Garbit deux ans plus tard. Et l'année suivante, en 1997, Danone revend sa filiale Panzani-William Saurin à un fonds d'investissement Paribas Affaires Industrielles. En 1999, William Saurin met au point les premières barquettes qui passent au micro ondes. ...

     En 2011, nouveau changement de propriétaire, le fonds d'investissement revend William Saurin mais pas Panzani à la Société financière Lafayette Turenne qui constitue un gros pôle agro-industriel, le Comptoir commercial alimentaire qui comprend entre autres Paul Prédault et Madrange. William Saurin compte aujourd'hui cinq usines en France, dont une qui fabrique les plats italiens et notamment pour Panzani. Celle de St Marcel en Saône et Loire a été fermée en 2006. C'est le numéro un en France pour les plats cuisinés en conserve. Avec son autre marque Garbit il détient 47 % du marché... Et à lui tout seul son chiffre d'affaires frôle le demi milliard d'euros.

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