Le petit déjeuner va augmenter

Émission 

Le petit déjeuner pourrait bientôt être hors de prix. C'est ce que montre une enquête du Figaro qui a compilé les cours mondiaux des principaux produits qui sont sur la table le matin.

Le petit déjeuner va augmenter

On commence par le café. Depuis le début de l'année le cours de l'arabica sur le marché mondial a augmenté de 82%. Et ce à cause de la sécheresse qui sévit au Brésil premier fournisseur mondial. C'est le café qui est utilisé pour faire les expressos et celui qu'on trouve dans les grandes surfaces. N'espérez pas vous rattraper avec un café instantané. Il est élaboré avec du robusta qui a atteint son plus haut niveau depuis un an et demi. C'est le résultat des problèmes que rencontrent les plantations du Vietnam, premier exportateur de cette espèce de café ...

Et le chocolat et le lait ça n'est guère mieux ...

Le cacao a augmenté de 40% l'an dernier et de 14% ces trois derniers mois. Deux facteurs se combinent : la demande de chocolat augmente fortement notamment de la part des industriels et les investissements dans la filière ne sont pas suffisants pour répondre à cette demande. Dans le chocolat il y a du sucre qui lui progress sous l'effet de la réduction des récoltes au Brésil. Hausse également pour le lait et là encore parce qu'on consomme de plus en plus de produits laitiers en Asie mais aussi en Russie.

Autre produit du petit déjeuner le jus d'orange ...

Les prix sur le marché mondial sont en hausse de 10% depuis le début de l'année, qui s'explique par la sécheresse au Brésil, le premier producteur mondial d'oranges. Mais ce n'est probablement qu'un début. Les orangeraies de la deuxième zone mondiale de production la Floride sont touchées par une bactérie qui rend les fruits acides et les fait tomber avant qu'ils soient mûrs. En 2012 20% de la récolte a été perdue ainsi. En quatre ans, cette bactérie a réduit la production de Floride d'un tiers ... tout en augmentant les coûts de production à cause des frais engagés pour lutter contre la maladie. Une hausse des coûts qui va forcément finir par se voir sur les tickets de caisse.  

Restent les tartines

Là non plus les nouvelles ne sont pas bonnes. Depuis le début de la crise en Ukraine, qui est le grenier à blé de l'Europe, les cours ont augmenté de 27%. Cela dit de façon globale, il semble que les marchés financiers prennent en compte le phénomène du réchauffement climatique et les risques de sécheresse font monter les cours.

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