Le ticket restau se dématérialise

Le ticket restau se dématérialise

Émission 

C'est aujourd'hui officiellement que les tickets restaurants peuvent être remplacés par des cartes à puces. Ce qui va pas mal changer les habitudes des clients

 

     Trois millions et demi de salariés reçoivent aujourd'hui des tickets restaurants en France. Une invention française née il y a cinquante ans qui permet aux salariés de toucher une aide financière pour manger un plat chaud et aux entreprises de bénéficier d'allègements pour leurs charges sociales. C'est un marché de cinq milliards d'euros par an. Il y a quatre émetteurs principaux pour ces tickets restaurants le groupe Edenred ancien Accor services qui contrôle d'ailleurs ce nom, la sodexo et ses chèques restaurants, le groupe Chèque déjeuner et Natixis et ses chèques de table. Mais deux nouveaux arrivés jouent les trouble fête Monéo Resto qui le premier a lancé des tickets sur carte à puce et Resto Flash qui propose le paiment par smartphone.

     Concrètement  cela ne change pour les utilisateurs. On ne peut pas dépenser plus avec les tickets restau dématérialisé. La dépense est toujours limitée à 19 euros par jour maximum , ce qui correspond à deux tickets. Mais autant avec les tickets papier, on ne pouvait pas recevoir de monnaie autant avec le titre dématérialisé, que ce soit sur une carte ou via le smartphone, le problème ne se pose plus puisqu'on paiera le montant exact. On ne peut pas l'utiliser dans un restaurant le dimanche ou les jours fériés . C'est déjà le cas pour les tickets papier même si cette disposition n'est pas toujours respectée par les commerçants. En revanche les cartes à puce devront pouvoir bloquer le paiement ces jours-là. Sauf bien sûr si on travaille le dimanche ou les jours fériés.

     En revanche le ticket dématérialisé ne fait pas l'unanimité chez les restaurateurs .. Première critique ces nouveaux tickets ne sont en fait que des cartes prépayées et les restaurateurs craignent donc qu'on ne les utilise pour autre chose que pour les repas . Et ce en attendant que le système informatique commun à tout le dispositif soit prêt d'ici à la fin de l'année. En revanche ils se réjouissent de la baisse des commissions sur ces paiements . Resto flash et Moneo Resto demande 2 % maximum comme commission. Et finie la corvée du tri des tickets à la fin du service alors qu'il en existe 600 différents. Mais les serveurs vont perdre du temps à encaisser puisqu'il faudra prendre les cartes les unes après les autres alors qu'il suffisait de laisser les tickets papier sur la table .

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