La minute conso

Les produits alimentaires représentent 97% des ventes de commerce équitable en France.
Les produits alimentaires représentent 97% des ventes de commerce équitable en France. © Maxppp - Dominique André

On consomme de plus en plus équitable !

Diffusion du mercredi 22 mai 2019 Durée : 2min

Nous sommes jusqu'au 26 mai en pleine quinzaine du commerce équitable, l'occasion de se pencher sur ce marché qui a augmenté de 22% entre 2017 et 2018. Le commerce équitable a généré près d'un milliard, 300 millions d'euros de chiffre d'affaire en 2018.

Beaucoup plus de thé, de bananes, de chocolat ou de quinoa ont été consommés l'année dernière. Un ménage français sur deux désormais consomme des produits labellisés équitable alors même que la consommation alimentaire a baissé de presque un pour cent. 

Le terme " commerce équitable " est défini depuis près de vingt ans dans les textes comme " un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect qui offre de meilleures conditions commerciales et en garantit les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés." Le commerce équitable garantit aux paysans des prix plus rémunérateurs que ceux des marchés mondiaux, des contrats pluri-annuels qui leur donnent plus de visibilité, et une prime leur permettant des investissements collectifs pour s'adapter.

Acheter équitable c'est acheter un label. Le plus connu, Max Havelaar, couvre 60% du marché. Selon le directeur général en France Blaise Desbordes, cette augmentation du marché en France est liée au changement de mentalités : " Un déclic s'est fait dans l'opinion parmi les consommateurs depuis un an et demi environ avec notamment les débats sur le _juste prix aux agriculteurs_. Se poser la question du juste prix payé aux agriculteurs, c'est se poser la question pour tous les agriculteurs du monde. Et si je pense au lait équitable, je pense aussi au café équitable, au chocolat de Pâques équitable, je pense aussi à acheter un bouquet de fleurs avec un label dessus. "

Équitable : la nouvelle norme de demain

Bouquets de fleurs, voyages, vêtements, bijoux... le commerce équitable est présent sur de très nombreux secteurs et sa croissance va se poursuivre pour Blaise Desbordes. En six ans seulement les Français ont multiplié par trois leurs achats en commerce équitable.
" Nous visons des croissances à deux chiffres encore pour les prochaines années explique-t-il. La banane par exemple connait une croissance exceptionnelle, elle atteint aujourd'hui 10% du marché français. Mais l'on sait, pour avoir observé d'autres marchés européens, que l'on peut _atteindre 30 ou 40% du marché_. L'équitable, c'est la nouvelle norme de demain ! "
 

De nombreux labels de commerce équitable

Il existe comme pour l'agriculture biologique, de nombreux labels avec à chaque fois un cahier des charges différent. On peut citer Ecocert équitable ou Bio solidaire qui ont la double casquette du bio et responsable. Le label World Fair Trade Organization, WFTO, qui est un système de garantie qui va du producteur au distributeur. Ou encore le Symbole des producteurs paysans, le SPP qui est né d'un désaccord avec Max Havelaar justement sur le sort des petits producteurs. 

Il existe de très nombreux labels avec différents cahiers des charges...  - Aucun(e)
Il existe de très nombreux labels avec différents cahiers des charges... - Commercequitable.org

Retrouvez ici l'intégralité des labels du commerce équitable qui existent.

L'équitable version française

Dans les filières " made in France " recensées par la plate-forme " commerce équitable France ", l'envolée des ventes a été de 34% en 2018. Elles comprennent les gammes Agri Ethique pour le blé, la farine et les boulangeries, Ensemble solidarité avec les producteurs de la chaîne bio Biocoop, Bio-partenaires dans le commerce spécialisé bio, ou encore la gamme Paysans d'ici de la marque Ethiquable.
Même si les démarches sont comparables, les ventes des produits du type C'est qui le patron ?, et autres gammes en soutien aux producteurs, lancées dans la grande distribution, ne sont pas prises en compte dans le bilan annuel de la plate-forme qui regroupe tous les acteurs du secteur.