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Des ordonnances mal rédigées

Une molécule de paracétamol

La minute conso du mardi 12 janvier 2016

Les médecins continuent à prescrire les marques de médicaments et pas les molécules. C'est ce que montre la dernière enquête de l'UFC Que Choisir

Des ordonnances mal rédigées

     

Et pourtant depuis l'an dernier, ils sont sensés inscrire ce que l'on appelle la DCI, la dénomination commune internationale, c'est à dire le nom de la molécule et non pas le nom commercial qui est choisi par le laboratoire pharmaceutique. En clair du paracétamol plutôt que du Dafalgan ou l'une des dizaines de marques sous lesquelles il est commercialisé. L'idée c'est de permettre aux pharmaciens de facilement choisir le médicament qui sera le moins cher, pour le patient bien sûr mais aussi pour la Sécurité sociale. Le nom de la molécule permet d'éviter le surdosage et les interactions entre plusieurs molécules incompatibles. Enfin dernier avantage, il rend plus facile la prise de son traitement quand on est à l'étranger puisque les DCI sont les mêmes dans tous les pays.

Mais tous ces atouts ne suffisent visiblement pas Dominique ...

Eh bien non. A en croire l'enquête menée par l'UFC Que Choisir, qui a passé au crible 815 ordonnances, 13 % seulement des médicaments sont prescrits sous la forme de la dénomination commune. Soit à peine plus d'un sur dix. Pour 14 % des médicaments, on trouve le nom commercial et la DCI. Il reste donc presque les trois quarts des spécialités qui ne sont décrites que par leur appellation commerciale. Il n'y a pourtant qu'une exception à la règle : les pilules contraceptives parce que leur formule varie selon les jours du cycle.

Qui sont les fautifs ?

Les médecins bien sûr, qui ne risquent rien à ne pas respecter cette nouvelle règle. Surtout les spécialistes d'ailleurs. Pour 85 % des médicaments qu'ils prescrivent, ils utilisent le nom commercial et pour 15 % seulement lé DCI. Les généralistes font un peu mieux, 30 % de molécules citées sur les ordonnances mais on est encore loin de la moyenne. Cela dit, on a beaucoup progressé, notamment grâce aux logiciels qui équipent les cabinets. Et qui sont programmés pour traduire automatiquement les noms commerciaux en dénomination commune.

Dominique Esway

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