Des pièces détachées disponibles pour des objets réparables

Des pièces détachées disponibles pour des objets réparables

Émission 

Le décret sur la disponibilité des pièces détachées est entré en vigueur il y a quelques jours. Il s'agit d'éclairer le choix des consommateurs et surtout d'encourager les constructeurs à fabriquer des produits plus durables

 

     Le décret prévoit précisément que le fabricant doit indiquer la période pendant laquelle on pourra acheter les pièces détachées indispensables . Mais pas seulement : ces indications doivent figurer de façon claire et visible et surtout être visibles avant la vente , pour que les clients puissent choisir en connaissance de cause. Donc normalement on les trouvera sur les rayons, à côté des produits et sur les sites internet à côté de la description des produits. Le décret précise aussi que ces indications devront être mentionnées sur le ticket de caisse, sur la garantie ou sur la facture. Histoire de pouvoir réclamer la pièce le cas échéant. Durant ces période de disponibilité des pièces, le fabricant devra répondre à toute commande dans un délai de deux mois . Et il doit fournir les pièces aux réparateurs qui les demandent.

     Tous les biens meubles sont concernés. En clair, les voitures, les motos, les scooters, tout l'électroménager, gros et petit, la hifi, les téléphones portables les tablettes etc... En revanche ces nouvelles étiquettes ne vont pas envahir les rayons du jour au lendemain puisqu'elles ne concernent que les produits nouveaux mis sur le marché depuis le premier mars . A défaut d’étiquetage, le fabricant s'expose à une amende de 15 000 euros. Mais le fabricant n'est pas obligé de transmettre l'information au distributeur.... Et encore moins de préciser qu'il ne fabrique pas les pièces détachées ... Donc on se trouvera ces info que si on veut bien nous les donner....

     Avec ce décret, le gouvernement espère améliorer la durabilité des produits alors qu'aujourd'hui, les Français jettent chaque année dix millions d'appareils qui sont tombés en panne mais qui pourraient être réparés. Sauf qu'il y a de moins de moins de réparateurs d'électroménager. On estime que 37 % de ces emplois ont disparu depuis 2009. Et on sait que quand le devis de réparation dépasse 30 % du prix de l'appareil, le consommateur préfère en acheter un neuf. A terme, le gouvernement pourrait aussi moduler l'éco participation, cette taxe qu'on paye en plus pour financer le recyclage, en fonction des possibilités de réparation des appareils.

 

Dominique Esway

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