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La consommation de viande augmente mais pas à la maison
La consommation de viande augmente mais pas à la maison

La consommation de viande augmente, un peu

Diffusion du jeudi 30 mars 2017 Durée : 2min

La consommation de viande a augmenté en France l'an dernier

Cela peut paraître paradoxal au moment où toutes les autorités sanitaires, françaises et internationales, nous demandent de réduire la part de la viande dans notre alimentation mais le fait est là. L'an dernier, la consommation de viande a augmenté de presque 1 %, et ce pour la deuxième année de suite. Attention il s'agit d'un chiffre global qui porte sur toute la viande mise sur le marché, pour les consommateurs mais aussi pour l'industrie agroalimentaire et la restauration....

Toutes les viandes sont concernées ?

Non pas du tout. D'abord il faut savoir que la viande de boucherie représente plus des deux tiers de la consommation. Elle est en baisse. Dans l'ordre on mange surtout de la viande de porc mais elle est en recul comme la viande de bœuf qui vient en deuxième position. Quand à la viande de mouton et d'agneau, elle affiche moins 3 % d'une année sur l'autre. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour l'économie française puisque plus de la moitié de cette viande est importée. En fait, il n'y a qu'une seule catégorie qui augmente la volaille et tout particulièrement le poulet. C'est la deuxième viande préférée des consommateurs français. Et l'engouement ne se dément pas puisque les ventes ont encore progressé de 4 % l'an dernier. Elle est à son plus haut niveau depuis 1999.

Mais on mange moins de viande à domicile

En effet les chiffres du ministère de l'agriculture montrent que pour la deuxième année de suite, la consommation de viande à la maison baisse. alors qu'elle augmentait régulièrement depuis 2009. Toutes les catégories sont touchées mais surtout pour le veau, le mouton, l'agneau et le cheval, c'est à dire les viandes les plus chères. Les deux produits préférés sont la viande hachée et les plateaux préparés pour les barbecues. Quant aux achats de charcuterie et de jambon, ils sont aussi en baisse, en partie à cause de la hausse des prix. En revanche on achète toujours plus de poulet mais on préfère des morceaux découpés faciles et rapides à préparer plutôt que le poulet entier. Malgré leur prix qui est nettement plus élevé.

Dominique Esway