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La minute conso

L'inclusion bancaire progresse
L'inclusion bancaire progresse © Maxppp - Jean-Luc Flémal

La lutte contre l'exclusion bancaire progresse

Diffusion du jeudi 14 juin 2018 Durée : 2min

Le surendettement diminue en France selon le dernier rapport de l'observatoire de l'inclusion bancaire de la Banque de France qui fait le point sur la situation des clients en difficulté

Premier dossier, le nombre de dossiers de surendettement a baissé l'an dernier de 7 %. Sur les 181 000 et quelques dossiers, plus de 166 000 ont été jugés recevables. Et les montants concernés sont aussi en recul par rapport à 2016. En tout ils représentent sept milliards deux cents millions d'euros, soit 2 % de moins que l'année précédente. Et le type de dettes qui conduit à cette situation a aussi un peu évolué. Aujourd'hui les crédits à la consommation qui étaient majoritaires ne représentent plus que 38 % du total. Signe que le durcissement de la législation en matière de crédit à la consommation porte ses fruits. Mais c'est encore la première cause de surendettement. En revanche la Banque de France constate que les arriérés de charges courantes, les loyers ou les factures d'énergie par exemple, pèsent de plus en plus lourd puisqu'ils représentent 27 % du total. Mais aussi des crédits immobiliers.   

Les offres de banques pas chères progressent 

En tout cas ce qu'on appelle les offres spécifiques qui garantissent un certain nombre de services bancaires pour trois euros par mois maximum et des frais réduits pour les commissions d'intervention en cas de découvert. La Banque de France a recensé 3 millions six cent mille personnes dans ce cas. Normalement, les banques sont obligées de proposer à ceux de leurs clients qui ont des difficultés à boucler leur fin de mois. Mais à ce jour, un peu plus de trois cent cinquante mille personnes ont un compte de ce type. C'est à dire moins de 10 % de ceux qui y ont droit... La Banque de France demande donc aux établissements de faire connaitre cette formule plus largement à leurs clients.    

Dernier volet le micro crédit qui augmente

Il s'adresse à tous ceux qui veulent emprunter de l'argent mais à qui les banques ne veulent pas prêter parce qu'elles jugent leurs revenus insuffisants. L'an dernier presque 200 000 microcrédits professionnels ont été accordés. Ils se montent en moyenne à 25 000 euros. En général ils servent à créer ou à racheter une petite entreprise. Il y a également des microcrédits personnels qui ont augmenté de 18 % l'an dernier. Ils se montent en moyenne à 2 600 euros et durent moins de trois ans. Ces microcrédits servent à financer le retour à l'emploi. Par exemple en aidant à acheter une voiture ou en payant des cours de conduite pour obtenir le permis.   

Dominique Esway