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La minute conso

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La saga des piles Duracell

Par le lundi 26 décembre 2016
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Le fameux lapin rose de Duracell
Le fameux lapin rose de Duracell

Les jouets ont été déballés et on constate parfois au grand dam des enfants qu'il manque les piles ... L'occasion pour La Minute conso de retracer l'histoire de Duracell

L'entreprise est née aux Etats-Unis dans les années 20 de la rencontre de Philip Mallory qui fabrique des filaments de tungstène et de Samuel Ruben qui est inventeur. Au début les piles sont au zinc et au charbon. Puis Samuel Ruben met au point une pile au mercure pendant la deuxième guerre mondiale. Elle présente l'avantage de pouvoir être utilisée dans des conditions météo difficiles. Dans les années 50 il perfectionne la pile alcaline au manganèse. Elle devient plus petite et surtout plus performante. C'est la plus efficace de cette époque. Elle répond exactement aux besoins de Kodak le fabricant d'appareils photo. Notamment pour alimenter sa dernière création l'Instamatic qui est équipé d'un flash automatique qui consomme beaucoup d'énergie. En 1965 apparaît le nom Duracell. Ces piles conquièrent d'autres clients comme Agfa, et Polaroïd.

Et c'est à partir de là que la pile devient un produit grand public.

Parce que les appareils portables commencent à se généraliser comme les magnétophones ou les talkies walkies. En 1971 les piles Duracell prennent leurs couleurs distinctives le noir et le orange cuivré. L'entreprise fait de la publicité à la télévision et en 1973 on voit pour la première fois le lapin rose de Duracell. Il n'arrive en France que cinq ans plus tard, pour Noël. A l'époque il joue du tambour et à partir de 1989 il fait du sport.

Et l'entreprise change souvent de propriétaire...

En 1978, PR Mallory est racheté par le groupe Dart Industries qui fusionne deux ans plus tard avec Kraft. En 1988 il revend cette activité à un fonds d'investissement qui met la société en bourse l'année suivante. Elle est ensuite rachetée par le géant américain du rasoir Gilette en 1996, pour 7 milliards de dollars... Presque vingt ans plus tard, en 2005, Gilette se fait croquer à son tour par Procter et Gamble qui met 57 milliards de dollars sur la table pour racheter le numéro un des rasoirs... Et comme c'est souvent le cas, il décide de ne garder que les marques les plus rentables et décide de se débarrasser de Duracell. En mars dernier il revend les piles à Warren Buffet le milliardaire américain célèbre pour ses investissements financiers. Une pile sur quatre vendues dans le monde est une pile Duracell. Elles ne contiennent ni mercure ni cadmium, ni plomb. Mais il faut quand même préférer les piles rechargeables.

Dominique Esway