Replay du mercredi 24 avril 2019

Le succès des vêtements d'occasion

Les ventes de vêtements d'occasion ont frôlé l'an dernier le milliard d'euros.... C'est un signe de plus que ce que l'on appelle la consommation responsable progresse

Les friperies ont de plus en plus de succès
Les friperies ont de plus en plus de succès © Maxppp - Toulouse Mag

Acheter des vêtements d'occasion c'est maintenant une tendance de fond du marché de la mode. Selon l'observatoire économique de la Fédération du prêt-à-porter féminin, il s'est donc vendu l'an dernier pour presque un milliard d'euros de vêtement de seconde main. C'est un marché qui a beaucoup évolué. Dans un premier temps pour acheter des vêtements d'occasion il y avait les dépôts-vente qui vendent les vêtements et accessoires de clients moyennant une commission. Et parallèlement les magasins mais surtout les entrepôts des associations caritatives comme Emmaüs par exemple. Entre les deux, les amateurs d'occasion pouvaient aussi se fournir sur les stands de fripes des brocantes, vide-greniers et autres marchés aux puces. Et puis il y a aussi toutes les bourses aux vêtements organisées le plus souvent par des associations.   

Quelles sont les motivations des acheteurs ?  

Il y en a plusieurs. D'abord le prix. On sait que la chasse aux bonnes affaires et aux petits prix est très importante dans le secteur de la mode. Les consommateurs consacrent des budgets de plus en plus réduits à leur habillement. Selon le cabinet Bryan Garnier, ces dépenses qui représentait 8 % du budget dans les années 60 ont été ramenées à 4 % aujourd'hui. Les vêtements d'occasion sont forcément moins chers que les neufs. Autre explication les jeunes sont de moins en moins attachés à la propriété et aiment changer souvent de garde robe. Les achats d'occasion permettent de le faire en bonne conscience. Mais il y a aussi des préoccupations environnementales. En achetant d'occasion, on limite l'utilisation de matières premières et on participe à un cercle vertueux.  

Internet a bouleversé la donne.  

Effectivement. Un tiers des consommateurs qui ont acheté des vêtements d'occasion les ont trouvé sur internet. Et c'est vrai que les différentes plateformes numériques qui mettent des particuliers en relation y ont beaucoup contribué. Vinted, l'application venue de Lituanie compte 8 millions d'inscrits en France. Son originalité tient au fait que ce sont les acheteurs qui payent les frais d'envoi. L'autre site très connu et plus haut de gamme, c'est VideDressing qui a été racheté par LeBonCoin et qui ne fait pas payer de commission sur les ventes de moins de 150 euros. Et tout le monde s'y met. Camaïeu a lancé un vide dressing en ligne et les Galeries Lafayette ont lancé un dispositif dans leur magasin lyonnais. Dans ces deux cas, il faut se rendre en boutique pour récupérer ses achats.

Dominique Esway