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La minute conso

Le vrac gagne du terrain

Diffusion du mercredi 11 novembre 2015 Durée : 2min

A l'occasion de la conférence sur la protection de l'environnement le mois prochain, un nouveau type de magasin est testé. Il ne vend plus que des produits en vrac

 

Biocoop revient ainsi à un commerce très traditionnel. Le riz, le café ou les céréales sont vendus au poids. Pour emporter vos courses, vous devrez acheter un bocal. Comme sur les marchés, la crèmerie, beurre, yaourts crème fraîche et la charcuterie sont vendus à la coupe... La promesse c'est qu'on ne paye que le produit pas l'emballage et que du coup c'est 15 à 30 % moins cher que dans un supermarché classique. Le problème de Biocoop c'est de trouver des fournisseurs qui peuvent livrer les produits en sacs de 25 kilos et plus en paquets de 250 grammes...

Mais Biocoop n'est pas le premier à se lancer sur ce créneau

Non effectivement. C'est le groupe Auchan qui a commencé il y a déjà 10 ans. Mais pas en ayant des préoccupations environnementales. Le but c'est d'offrir des produits discount, beaucoup moins chers que ceux que les industriels proposent tout emballés. Les rayons de vrac qui sont disposés au centre des magasins s'appellent self discount. Ils proposent du riz, de la semoule, du café, des céréales, des fruits secs etc. En tout 350 produits à moins de 1 euro le kilo. 423 hypermarchés de l'enseigne proposent ces rayons. A une moins grande échelle, l'enseigne Day by Day s'est lancée sur ce créneau de l'épicerie en vrac en 2013. Elle est passée d'une première boutique en banlieue parisienne il y a deux ans, à une dizaine de magasins en France. Elle va en ouvrir 20 de plus l'an prochain et espère en compter une centaine d'ici trois ans. Chez eux, on trouve toute l'épicerie mais aussi les produits d'entretien. Autre chaine spécialisée Jean Bouteille qui comme son nom l'indique ne vend que des liquides en vrac, de l'huile, du vinaigre, du jus de pomme, du vin, et bientôt de la bière et du soda. Et là, les emballages sont consignés.

Mais ces nouvelles formes de commerce vont-elles se développer ?

Probablement. D'abord parce qu'il y a des soupçons sur les emballages et pas seulement quand il s'agit de les collecter, les trier et les recycler. Une récente étude américaine montrait que certaines molécules chimiques des emballages passaient dans les aliments.... Deuxième raison : les consommateurs ne veulent plus payer deux fois pour les emballages : une fois quand ils achètent et une deuxième fois quand ils les jettent.

Dominique Esway