Replay du mardi 4 juin 2019

Les consommateurs se méfient des étiquettes alimentaires

Les consommateurs sont loin d'être satisfaits des étiquettes sur leurs aliments. C'est ce qui ressort d'un sondage Opinionway réalisé pour la start up Alkemics qui conseille les grandes entreprises de la distribution

Pas toujours facile de décrypter les étiquettes
Pas toujours facile de décrypter les étiquettes © Radio France - Dominique Esway

Pour une grande majorité des consommateurs, 64 % exactement, c'est en lisant les étiquettes qu'on trouve des informations sur ce qu'on va manger.... 19 % suivent les conseils de leurs proches. 17 % s'en remettent aux nouvelles applications comme Yuka ou myLabel qui décortiquent la composition des produits et leur attribuent une note en suivant la grille du Nutriscore. Mais quand ils lisent les étiquettes, ils ne sont pas satisfaits. Première critique pour deux personnes sur trois : elles sont incomplètes, peu transparentes, insuffisantes et pour six consommateurs sur dix imprécises. Globalement, 44 % des consommateurs trouvent que les étiquettes des produits alimentaires ne sont pas fiables...    

Cela a-t-il une influence sur leurs achats ?  

Absolument. Plus d'une personne sur deux dit avoir déjà renoncé à acheter un produit parce qu'elle n'a pas trouvé les informations qu'elles cherchaient sur l'étiquette. En général cela concerne des produits étrangers, des premiers prix et des plats préparés. 9 consommateurs sur dix poursuivent trois objectifs quand ils lisent les étiquettes : ils veulent consommer des produits de meilleure qualité, de préférence Made in France et bons pour la santé. Et pour cela, ils regardent d'abord la composition, la provenance et la date-limite de consommation. En revanche, 10 % seulement des consommateurs s'intéressent à la présence d'allergènes ou à l'impact environnemental...  

Ils ont raison d'être aussi méfiants ?  

On peut difficilement leur donner tort. L'argument santé est celui dont ils se méfient le plus. 22 % des consommateurs voudraient même que les affirmations du genre "faible teneur en graisse, sans sucre ajouté ou produit détox" soient imprimées en plus petits caractères, voire qu'elles disparaissent purement et simplement des emballages. Ces allégations santé qui font un lien entre la consommation d'un produit et la santé doivent normalement être validées par l'Autorité européenne de sécurité des aliments après examen des preuves scientifiques.... Mais faute d'effectifs pour traiter les demandes des industriels, ces affirmations sont imprimées, en attendant le feu vert... Autre indication qui suscite la méfiance : les images qui cherchent à convaincre que le produit est naturel, image de campagne par exemple, alors que le produit sort d'une usine.

Dominique Esway

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