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La minute conso

En trente ans, il s'est vendu 60 millions d'Incollables dans le monde
En trente ans, il s'est vendu 60 millions d'Incollables dans le monde - Playbac

Les Incollables fêtent leurs 30 ans

Diffusion du lundi 24 juin 2019 Durée : 2min

Les Incollables, ces quizz en forme d'éventails qui ont distrait des centaines de milliers d'enfants en voyage fêtent cette année leur 30 ans. C'est la saga de la Minute conso cette semaine

C'est en 1985 que trois amis François Dufour, Jérôme Saltet et Gaëtan Burrus ont l'idée de créer un jeu de société pour réviser le bac. Partant du principe qu'on apprend et qu'on révise mieux quand on s'amuse... Il leur faut un an pour mettre le jeu au point et l'année suivante ils créent leur entreprise Playbac. Et ils lancent le jeu en 1987. Après avoir décliné le bac ils s'attaquent à toutes les classes. La vraie trouvaille vient en 1989 : c'est le format de l'éventail, une idée qu'ils eu en voyant un nuancier de peinture. La consécration vient de Bernard Pivot qui déclare que c'est l'invention de l'année. Dès 1992 les Incollables s'implantent aux Etats-Unis sous le nom de Brain Quest. Il s'en est vendu 38 millions d'exemplaires depuis.   

Après les éventails le groupe se lance dans la presse 

Toujours en direction des enfants. Il lance d'abord en 1995 mon Quotidien un journal destiné aux 10-13 ans. Il est suivi du petit Quotidien pour les enfants de 6 à 10 ans et de l'Actu pour les plus de 13 ans en 1998. Viendront ensuite en 2010 deux hebdomadaires l'Eco consacré à l'économie et My Weekly en anglais. Les trois fondateurs lancent aussi un projet baptisé l'Ecole idéale. Un collège futuriste, fondé sur ces principes, devrait voir le jour en 2021 en grande banlieue parisienne à Mantes la Jolie.   

Il y a aussi une grosse partie publicitaire 

En 1992, Air France contacte Playbac pour concevoir un jeu spécialement pour les enfants qui voyagent. Quatre ans plus tard, les éditions Playbac se dotent d'une agence de communication pour vendre leur savoir faire aux entreprises qui veulent communiquer auprès des enfants. Elles produiront par exemple un éventail consacré au Tour de France vendu chez Leclerc ou un autre baptisé Ensemble sur la route pour la Sécurité routière. On trouve parmi les clients des entreprises comme EDF ou l'association Vin et société, souvent présentée comme le lobby du vin.... Ce qui a beaucoup fait tiquer. En tout, 250 éventails sur mesure ont été fabriqués. Parallèlement, les journaux sont aussi déclinés en supports publicitaires. Aujourd'hui les éditions Playbac emploient 90 personnes et réalisent 28 millions d'euros de chiffre d'affaires dont deux millions et demi pour les éventails.

Dominique Esway