Replay du vendredi 20 novembre 2015

Pas toujours facile de faire reprendre ses vieux appareils

La reprise des appareils électriques et électroniques, c'est encore loin d'être parfait selon l'association de défense des consommateurs CLCV

 

Et pourtant les obligations existent de presque dix ans. C'est en 2006 en effet que les pouvoirs publics ont obligé les enseignes de la distribution et les magasins spécialisés à reprendre les vieux appareils électriques et électroniques des clients qui viennent en acheter un neuf. Et ce, gratuitement. Pour qu'ensuite ces appareils soient dépollués, puis recyclés ou réemployés. L'objectif étant de limiter les déchets et notamment les déchets dangereux. D'ailleurs depuis 2006, quand on achète un appareil électrique ou électronique, un frigidaire, une cafetière, un téléphone portable ou un téléviseur, on paye une éco-participation. Elle sert à financer cette collecte.

Alors où en est-on aujourd'hui ?

Eh bien selon le bilan annuel publié par la CLCV, la très grande majorité des consommateurs est au courant et sait précisément à quoi sert l'éco participation. C'est le cas de 85 % des personnes interrogées. Trois sur quatre savent aussi que les distributeurs doivent reprendre les anciens appareils. D'ailleurs 58 % des consommateurs ont déjà vu et utilisé les meubles verts qu'on trouve dans les super et hypermarchés pour se débarrasser proprement de leurs anciens équipements.

Mais ce n'est pas toujours aussi facile ...

C'est effectivement plus difficile quand on achète sur internet. Un quart seulement de ceux qui ont acheté sur un site se sont vu proposer la reprise de l'ancien appareil. Pire encore dans certains cas les sites internet font payer la reprise ...Mais quand l'information est là, deux personnes sur trois en profitent.  Dans les magasins, les clients sont mieux informés, 80 %, mais un quart seulement en a bénéficié. Il est vrai qu'il est difficile de venir au magasin avec son ancien micro-ondes ou pire son ancien frigidaire.

Que deviennent les vieux appareils qui ne sont pas repris ?

29 % restent chez les consommateurs .... Un sur cinq finit dans une déchetterie où il sera recyclé. C'est nettement moins que l'an dernier. 16 % les donne à une connaissance. 8 % les mettent dans la rue pour être ramasser par le service des encombrants. Enfin 7 % des consommateurs les revendent sur internet.

Dominique Esway 

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