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Taxer le sucre pour réduire les maladies

Les équivalences en morceaux de sucre

La minute conso du vendredi 21 octobre 2016

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L'Organisation mondiale de la santé repart en guerre contre le sucre

Taxer le sucre pour réduire les maladies

L'objectif de l'Organisation c'est de lutter contre l'obésité et l'épidémie de diabète. Selon ses chiffres, un adulte sur trois dans le monde est en surpoids. En 2014, un milliard 900 millions d'adultes étaient en surpoids, dont 600 millions qui sont obèses. C'est deux fois plus qu'il y a 35 ans. Les enfants ne sont pas épargnés. L'an dernier on comptait 42 millions d'enfants en surpoids ou obèses dans le monde. Parallèlement le diabète explose. Il touche 422 millions de personnes. Et il est responsable de presque 4 millions de décès.

D'où l'idée de taxer les boissons sucrées

La consommation d'une boisson sucrée par jour augmente le risque d'obésité de 60 % chez les enfants et de 27 % chez les adultes. L'organisation a calculé qu'en augmentant de 50 % le prix des boissons sucrées, on réduirait de moitié leur consommation. Et si on augmente le prix de 20 %, on baisse la consommation d'autant. Exemple : le Mexique. En 2014, le pays a décidé d'imposer une taxe sur les boissons sucrées, qui s'est traduire par une hausse de 10 % de leur prix. Résultat la consommation a été réduite de 6 %. L'Organisation demande donc à tous les pays de suivre cette voie. L'OMS suggère aussi de baisser les prix des fruits et des légumes, de 10 à 30 %, là encore pour améliorer la santé des citoyens

Y-a-t-il une dose de sucre à ne pas dépasser ?

D'après l'OMS, les sucres devraient représenter moins de 5 % de la consommation énergétique quotidienne. Soit l'équivalent de six cuillerées à café de sucre par jour maximum. Mais avec une seule canette de soda, on est déjà à dix cuillerées à café de sucre. En France, la taxe soda existe depuis 2012. Elle se monte à deux centimes et demi par canette. Et elle a fait baisser la consommation de boissons sucrées dans l'hexagone. C'est ce qu'on appelle la fiscalité comportementale. En modifiant le niveau des taxes sur les produits qui ne sont pas bons à la santé, les pouvoirs publics espèrent vous faire modifier votre comportement.

Dominique Esway

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