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La future hausse des tarifs de l'électricité fait râler
La future hausse des tarifs de l'électricité fait râler © Radio France - Alexandre Chassignon

Toutes les idées pour limiter la hausse de l'électricité

Diffusion du mardi 2 avril 2019 Durée : 2min

Le tarif de l'électricité va augmenter de presque 6 % le premier juin. Et elle fait déjà grincer des dents et pas seulement les 28 millions d'abonnés qui sont concernés

En autorisant cette hausse des tarifs, le gouvernement ne fait qu'entériner la proposition de la Commission de régulation de l'énergie. Mais elle tombe mal alors que le débat sur le pouvoir d'achat reste vif. Évidemment les associations de défense des consommateurs sont vent debout. La CLCV demande, une fois de plus, que le gouvernement baisse la TVA sur les factures d'électricité mais aussi de gaz. Il faut savoir que l’électricité elle-même représente à peine plus du tiers de la facture. Le reste, ce sont les coûts de transports et les taxes, la CSPE, la contribution au service public de l'électricité qui finance les énergies renouvelables et le chèque énergie et la TVA. De son côté, l'UFC Que Choisir souligne que la TVA s'applique sur les autres taxes. Elle demande donc que la TVA ne s'applique plus que sur l'électricité elle-même. Ce qui selon ses calculs permettrait de ramener l'augmentation de juin à 1,3 %.

Autre critique l'Autorité de la concurrence  

Et là c'est beaucoup plus surprenant. Elle a calculé que cette hausse va coûter plus de 8 milliards d'euros aux abonnés. Officiellement, c'est pour répercuter les coûts d'EDF. Mais l'autorité estime que 40 % de cette hausse ne peuvent pas se justifier ainsi. Ils ne servent qu'à permettre aux concurrents d'EDF de proposer des tarifs plus intéressants... que le tarif réglementé ! Ce sont donc les consommateurs qui financent l'ouverture du marché et pas les fournisseurs. Ce qui lui paraît contraire au but du Parlement qui voulait que la concurrence profite aux consommateurs. Elle demande donc au gouvernement de réformer ces tarifs. Et ce avant le 7 mai prochain.

Le médiateur de l'énergie aussi est critique

Il constate que 3,8 millions de ménage sont touchés par la précarité énergétique, et que les interventions pour "impayés d'électricité" ont augmenté de presque 5 % l'an dernier. Alors, certes, le nombre de personnes qui ont droit au chèque énergie est en hausse et le montant du chèque lui-même a augmenté. Le médiateur fait deux propositions. D'abord, il demande que les pouvoirs publics mettent en place un fournisseur de dernier recours à qui les ménages en difficultés financières pourraient s'adresser. Deuxième demande : il faut que les logements mis en location aient un niveau minimum de performance énergétique pour être mis sur le marché, l'objectif étant d'interdire la location de ce qu'on appelle les passoires thermiques.    

Dominique Esway