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La minute conso

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Trois kilos et demi de bonbons par an et par personne

Par le jeudi 15 septembre 2016
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Vingt types de bonbons différents en France
Vingt types de bonbons différents en France

Pas de crise pour les bonbons. Les Français en mangent trois kilos et demi par an et par personne

Ce qui fait de nous les 9 ème mangeurs de bonbons en Europe. Des amateurs si on se compare aux autres pays européens. Les Suédois en consomment presque 8 kilos par an, les Danois qui en avalent plus de six kilos et demi et les Allemands qui sont à cinq kilos et demi. En France le marché des bonbons se porte bien. Les ventes ont augmenté de presque 2 % au cours des six premiers mois de l'année. L'an dernier nous avons acheté pour un peu plus de un milliard d'euros de confiserie en tout genre.

Quels sont nos bonbons préférés ?

En tête les bonbons et sucettes qui représentent plus de la moitié des ventes. Suivis par les chewing gums qui représentent le quart du marché. On trouve ensuite la catégorie des sucreries vendues aux caisses des supermarchés. Ces ventes-là ont baissé l'an dernier. Mais le vrai carton de ces dernières années ce sont les gélifiés acides ou qui piquent. Comme les Têtes brulées mises au point par la société roubaisienne Verquin. Les ventes ont été multipliées par quarante en quelques années et 20 % de la production est exportée. Aujourd'hui plus d'un bonbon sur trois vendus en grandes surfaces est fabriqué par le groupe allemand Haribo connu notamment pour les fraises Tagada, les Dragibus et les bonbons gélifiés de toutes les formes et de toutes les couleurs. Alors que les marques françaises comme Carambar, Krema ou la Pie qui chante perdent du terrain.

Pourtant ce sont des marques très connues !

Jusqu'en avril dernier, elles appartenaient au groupe américain Mondelez, un géant de l'agroalimentaire qui contrôle aussi les biscuits LU et Oreo, les chocolats Côte d'Or, Toblerone Poulain et Milka, les chewing gums Hollywood et Stimorol, pour ne citer que les plus connues en France. Sous la pression de deux actionnaires, le groupe revend les marques qui ne sont pas mondiales. Et les usines qui les fabriquent. Ce qui est le cas de ces bonbons. Mais la clé du succès sur ce marché, c'est l'innovation. Il faut toujours renouveler les produits pour susciter l'intérêt des consommateurs. Pas sûr qu'un groupe mondial comme Mondelez ait suivi de près ces marques françaises... Mais le repreneur français Eurazéo a lui bien l'intention de relancer ces marques mythiques...

Dominique Esway