Replay du jeudi 13 mai 2021

Nathalie Brayer et son conjoint passent de la boutique au marché

Après une reconversion professionnelle, Nathalie Brayer et son conjoint Martial se sont lancés dans le commerce de thé et de café. Pour compenser la perte de chiffre d'affaire due à la crise sanitaire, le couple a commencé à faire les marchés, dont celui de Guéret, et il en est tombé amoureux.

Dans son atelier du Dorat, Martial Brayer torréfie lui-même son café. (Photo d'illustration)
Dans son atelier du Dorat, Martial Brayer torréfie lui-même son café. (Photo d'illustration) © Radio France - Xexili Foix

Depuis quelques mois, vous avez pu les croiser au marché de Guéret. Originaires de la commune du Dorat, au nord de la Haute-Vienne, Nathalie et Martial Brayer viennent chaque jeudi place Bonnyaud pour vendre leurs produits : des thés et des cafés d'exception.

Ils étaient respectivement auxiliaire puériculture et pompier de Paris. Mais c'était avant de changer de vie. Il y a trois ans, Nathalie Brayer a ouvert son salon de thé, Le Bon Gou'thé, au nord de la Haute-Vienne. Son mari Martial, lui, est tombé amoureux du café. Après une formation d'artisan maître torréfacteur, il a lui aussi ouvert sa boutique, en août 2020.

Le marché pour compenser les pertes

Mais la crise sanitaire vient mettre un coup d'arrêt à l'activité du salon de thé, contraint de fermer ses portes à plusieurs reprises, et Martial Brayer perd nombre de clients professionnels. Pour compenser la perte et continuer de vendre leurs produits, Martial et Nathalie se tournent vers les marchés. Après deux marchés de Noël réussis, ils décident de continuer l'aventure, sans s'arrêter aux frontières de leur département et deviennent des habitués du marché du jeudi à Guéret.

Une activité "plus conviviale"

Pour le couple, cette activité devient plus qu'une manière de combler le manque. "Ça nous plait beaucoup, c'est plus convivial, plus sympathique !", explique Nathalie Brayer.  C'est décidé donc, lorsqu'elle pourra rouvrir son salon de thé, elle et son mari continueront à faire les marchés. "Tous les matins du mercredi au dimanche, nous viendrons installer un stand, et les après-midi nous ouvrirons nos boutiques", détaille la commerçante. Parfois, la crise sanitaire peut révéler des vocations.