Replay du jeudi 25 mars 2021

La Nouvelle éco : des repas livrés dans des lunchbox consignées à Montpellier

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À la sortie du premier confinement, la start-up montpelliéraine Loopeat, qui a introduit des lunchbox consignées dans la restauration, est entrée sur le marché de la livraison. Depuis, une quinzaine d'enseignes ont rejoint son réseau. Une chronique en partenariat avec ToulÉco Montpellier.

Une quarantaine de restaurants de la Métropole de Montpellier utilisent les lunchbox de Loopeat.
Une quarantaine de restaurants de la Métropole de Montpellier utilisent les lunchbox de Loopeat. - Quentin Legendre

Depuis le mois d'août 2019, la start-up montpelliéraine Loopeat parie sur le zéro déchet dans le domaine de la restauration. Elle propose des lunchbox réutilisables pour les professionnels qui font des repas à emporter. Depuis le mois de mai 2020, à la sortie du confinement, les boîtes à repas consignées sont entrées sur le marché de la livraison à domicile.

Les deux cofondatrices, Adeline Lefebvre et Clémence Hugot, ont eu cette idée avant la pandémie. Pendant le premier confinement, les deux entrepreneuses ont travaillé d'arrache-pied. "Les clients nous avaient déjà fait part de leur frustration de ne pas pouvoir utiliser nos lunchbox en livraison à domicile, explique Clémence Hugot. Pendant le premier confinement, on a compris qu'il fallait qu'on accélère, que c'était notre tremplin."

Le fonctionnement de Loopeat
Le fonctionnement de Loopeat - Les Z'illus de Jo

Depuis le lancement de ce nouveau service, une quinzaine de restaurants ont rejoint le réseau Loopeat. En tout, ils sont une quarantaine, principalement à Montpellier (quartiers Antigone et de l'Écusson) et à Castelnau-le-Lez. L'Office de tourisme de Montpellier recense plus de 550 enseignes, le site TripAdvisor 1.500.

Un repas à emporter représente 300 grammes de déchets, entre les différentes boîtes, la serviette, les couverts et le sac - Clémence Hugot, cofondatrice de la start-up Loopeat.

"Il y a plusieurs freins pour les restaurateurs, explique la cofondatrice de 30 ans. En ce moment, ils ont d'autres soucis en tête. On passe au second plan. Ensuite, on manque de visibilité. Et enfin, je pense qu'il y a un manque de sensibilisation. Certains restaurateurs se sont tournés vers des contenus biodégradables, compostables ou en pulpe de canne à sucre ou de betterave. Donc ils disent qu'ils ont déjà fait un pas. Mais ça reste un contenant jetable."

Les restaurateurs doivent payer un abonnement annuel de 90 euros puis 30 centimes à chaque utilisation de la lunchbox. "C'est le prix d'un emballage à usage unique", compare Clémence Hugot. Loopeat travaille en partenariat avec la coopérative des Coursiers de Montpellier. Elle envisage de couvrir, à l'avenir, d'autres villes du département comme Sète et Béziers.