Replay du jeudi 22 octobre 2020

La Nouvelle Eco : Les banques en première ligne pour accorder des délais aux entrepreneurs

En mars prochain, les premières entreprises ayant obtenu un prêt garanti par l'Etat vont devoir commencer à rembourser. Cette somme va s'ajouter aux crédits dont les mensualités avaient été reportées. Explications avec René Alary, président du comité des banques de l'Hérault.

Prêts garantis par l'Etat, les entreprises vont devoir bientôt rembourser
Prêts garantis par l'Etat, les entreprises vont devoir bientôt rembourser © Maxppp - Jean-Luc Flémal

Dans l'Hérault, 13 400 entreprises ont contracté des prêts garantis par l'Etat à hauteur de 2 milliards d'euros. En mars prochain, les premières ayant obtenu ce prêt vont devoir commencer à rembourser. Pourtant, d'ici là, la crise sanitaire ne sera pas encore derrière nous. Comment les banques vont-elles réagir face aux difficultés de trésorerie probables de nombreux dirigeants ?

"La Fédération bancaire française préconise de prendre contact avec un conseiller pour définir ce qu'il souhaitent : soit rembourser le prêt garanti par l'Etat, soit étaler le remboursement sur une période maximale de cinq ans. Les membres de la Fédération bancaire ont réaffirmé leur engagement de proposer cette option à prix coûtant sur la durée totale du prêt", affirme René Alary, président du comité des banques de l'Hérault et vice-président du comité Occitanie. 

Pour les dirigeants, une anticipation est à prévoir puisque le remboursement de ce prêt vient s'ajouter aux crédits contractés avant la crise, et dont les échéances avaient reportés de 6 mois par le gouvernement. 

"Ces deux échéances ne sont pas concomitantes puisque les reports se terminent actuellement, alors que le remboursement du prêt garanti par l'Etat aura lieu en mars, avril ou mai. Il y a donc quelques mois de différence. En tout cas, il y a un dialogue qui doit être engagé entre les entreprises et leur conseiller bancaire pour définir les choix qui seront les plus opportun et pour éviter d'avoir à faire des remboursements qui soient trop importants", prévient René Alary.