Replay du jeudi 24 septembre 2020

La Nouvelle Eco : les entreprises de l'Hérault s'en sortent bien grâce aux aides de l'Etat.

Alors qu'au niveau national, les dernières études de conjoncture de la Banque de France sont plutôt bonnes, les entreprises de l'Hérault tirent leur épingle du jeu, grâce notamment aux aides de l'Etat. Il faut cependant rester vigilant...

 La Banque de France observe l'état financier des entreprises
La Banque de France observe l'état financier des entreprises © Maxppp - Rémy PERRIN

Chaque mois, la Banque de France édite une note de conjoncture économique, à partir d'une enquête menée auprès des entreprises françaises. De cette enquête, se dessinent des tendances.  Au lendemain du confinement, mais au coeur d'une crise sanitaire sans précédent, l'enquête révèle qu'au plan national, le rebond qui était attendu a été légèrement supérieur aux prévisions :

"Au plus bas de la crise, nous étions à 32 en dessous de la moyenne. Nous sommes actuellement à 5% en dessous. Nous devrions retrouver un niveau jugé normal d'avant crise pas avant début 2022", détaille Pascal Tachon. 

Dans l'Hérault, des secteurs ont souffert et souffrent encore, comme "le secteur de l'événementiel, des traiteurs, du monde de la nuit, notamment les discothèques qui sont encore fermées", détaille Pascal Tachon, directeur départemental de la Banque de France.Le tourisme, l'agriculture, la viticulture ou encore le bâtiment s'en sortent relativement bien. 

" La bonne surprise, c'est que finalement, la saison touristique a été plutôt meilleure qu'attendue. L'Agriculture et la viticulture, par exemple, feront sûrement une bonne année. Le bâtiment est revenu quasiment à la normale. Les chantiers ont bien repris. Notre économie départementale s'est bien comportée pendant la période estivale. "

En parallèle, les dispositifs mis en place par l'Etat ont largement bénéficié aux entreprises de l'Hérault : 

"Le prêt garanti par l'Etat a été distribué à près de 13.000 entreprises pour plus de 2 milliards d'euros. C'est assez considérable et cela explique que la situation de trésorerie est plutôt bonne aujourd'hui", constate Pascal Tachon. 

Le nombre de défaillances, c'est à dire des faillites et des dépôts de bilan, est en recul de 32 % par rapport à la même époque l'année dernière. De même, les impayés sont en recul de 17%, selon les chiffres de la CCI. Les créations d'entreprises évoluent de 76 000 à 80 000. Si ces chiffres sont assez bons, conséquences des aides de l'Etat, la vigilance est de mise. 

"Il y a énormément d'aléas sanitaires, évidemment, mais aussi géopolitiques, notamment avec le Brexit ou les élections américaines.  Mais surtout,  les entreprises vont devoir revenir à un mode normal, à savoir continuer à rembourser leurs charges, rembourser leur prêt garantie par l'Etat", tempère Pascal Tachon. 

Pascal Tachon, directeur départemental de la Banque de France