Replay du mercredi 18 novembre 2020

La nouvelle éco : les thermes de Balaruc les Bains sous perfusion, mais des projets pour l'avenir

Les thermes de Balaruc les Bains (Hérault) vivent leur deuxième confinement avec beaucoup d'inquiétudes. Les collectivités locales ont mis la main à la poche pour combler une partie du déficit mais les thermes vont devoir développer encore la filière ludique et les cosmétiques pour s'en sortir.

Les thermes de Balaruc affichent déjà 6 millions d'euros de déficit
Les thermes de Balaruc affichent déjà 6 millions d'euros de déficit © Maxppp - VINCENT ANDORRA

En 2020, si le confinement se prolonge jusqu'à la fin de l'année, les thermes de Balaruc-les-Bains, (première station thermale de France) auront accueilli moins de 16 000 curistes contre 53 000 pour une année moyenne. Cela représente un déficit de 6 millions d'euros qui pourrait aller jusqu'à 8 millions.Les 431 salariés sont quasiment tous au chômage partiel, une vingtaine seulement continuent de travailler (en télé-travail pour la plupart). Mais ce deuxième reconfinement pèse aussi sur tout le bassin de Thau. Les thermes de Balaruc, c'est le deuxième employeur du bassin après l'hôpital de Sète. Ce sont 1 000 emplois indirects et 2000 emplois indus, les restaurants, les hôtels, les chambres d'hôtes, et toutes les activités touristiques autour.

Des aides publiques directes et surtout indirectes

Les Thermes de Balaruc sont gérés en société publique locale, la commune de Balaruc en est l'actionnaire principal (85 %). En juillet, l'agglomération de Sète a voté une aide exceptionnelle de 2 millions d'euros pour venir en aide aux thermes, mais les aides directes aux entreprises publiques sont très réglementées autant au niveau national que européen. Ainsi, seuls 800 000 euros pourront être réinjectés directement dans le budgetdes thermes pour combler le déficit. Le reste va transiter par le budget annexe des thermes au niveau de la commune qui pourra ainsi faire des investissements en lien direct avec le thermalisme. Même chose pour les 1.5 millions d'euros d'aide du département de l'Hérault et des 3 millions promis par la Région Occitanie qui seront des aides indirectes. Les thermes pourront aussi compter sur l'indemnité de perte d'exploitation qui sera versée par l'assurance à hauteur de 1 million d'euros (qui pourra atténuer le déficit) et les thermes ont aussi contracté le prêt garanti par l'Etat de 8,5 millions d'euros pour faire face aux dépenses de fonctionnement courantes, de l'argent qu'il faudra rembourser.

Nous allons encore développer le thermalisme de confort et les cosmétiques

Pour le PDG des thermes, il faut réagir très vite tout en étant aujourd'hui encore dans une grande incertitude "_C'est très dur de faire du prévisionnel quand on ne sait pas encore comment la situation sanitaire va évoluer. Si on atteint 32 000 curistes en 2021 déjà on sera content mais on ne sera pas à l'équilibre."explique Thierry Cours. "Il faut rester dans une très grande rigueur budgétaire et trouver des leviers de croissance. le principale levier, c'est la diversification de nos activités à moyen et long terme. Notamment en développant le thermalisme de confort,_ le spa thermal et aussi le _développement de nos produits cosmétiques_, on a mis en place un plan de commercial de développement. Après le premier confinement, nous avons retrouvé très rapidement notre clientèle de confort, les massages et les spas. C'était un bon signe pour nous. Ce sont des éléments encourageants sur lesquels on va pouvoir s'appuyer"

Une cure spécial post Covid en préparation

Le PDG des thermes de Balaruc réfléchit aussi à la mise en place d'un soin spécial COVID, un soin de confort dédiés aux anciens malades qui ont besoin de se ressources après la maladie. "C'est à l'étude, il y a encore du travail. Ce serait pour atténuer les effets psychologiques"

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