Replay du mercredi 16 septembre 2020

La nouvelle éco : Christelle Chartier, directrice de l'agence de communication XCPH Organisation à Orléans

- Mis à jour le

Le secteur de l'événementiel est en crise, il n'a pas redémarré depuis le mois de mars, certains mois les rentrées d'argent sont proches de zéro, et les perspectives pour septembre et les mois à venir ne sont pas bonnes. D'où une opération "alerte rouge" lancée partout en France sur les places.

La place du Martroi illuminée en rouge par les professionnels de l'événementiel en crise
La place du Martroi illuminée en rouge par les professionnels de l'événementiel en crise © Radio France - Patricia Pourrez

Lundi soir, la place du Martroi à Orléans était illuminée en rouge par les professionnels de l'événementiel. C'était l'opération "alerte rouge" pour attirer l'attention de l'Etat et de la société, sur la situation du secteur de l'événementiel, très touché par la crise du coronavirus. L'activité des agences de communication, des loueurs de matériel, des prestataires, n'a pas redémarré depuis le mois de mars. 

Christelle Chartier, à la tête de l'agence XCPH à Orléans, emploie 11 personnes. Elle dresse un constat dramatique. "Notre chiffre d'affaires a été proche de zéro au printemps. En septembre on espérait atteindre des chiffres d'affaires disons de 20% par rapport à l'activité habituelle, mais ça n'est pas le cas. Ca ne s'améliore pas, ça empire"

On veut dire à nos clients qu'ils doivent nous faire confiance, qu'on sait organiser des rassemblements en restant prudents, c'est l'ADN de notre métier

Le message des professionnels de l'événementiel s'adresse à l'Etat, pour qu'il continue de soutenir ce secteur à travers des exonérations de charge et le maintien du dispositif de prise en charge du chômage partiel, "mais on n'a aucune visibilité sur l'autorisation de rassembler des publics, qui est pourtant l'ADN de notre métier"

Mais ce message d'alerte s'adresse surtout aux clients de ce secteur : "on veut leur dire aussi que nous savons organiser des événements, en gérant les flux, c'est notre quotidien, donc respecter les gestes barrières on sait faire. On veut qu'ils retrouvent la confiance"