Replay du vendredi 11 septembre 2020

Jean Courant, président du tribunal de commerce d'Orléans

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Six mois après le début de la crise du Covid-19, les entreprises du Loiret ne se portent pas si mal, d'après le président du tribunal de commerce d'Orléans. Jean Courant n'enregistre aucune hausse du nombre de dépôts de bilan ces dernières semaines.

Le tribunal de commerce d'Orléans
Le tribunal de commerce d'Orléans © Radio France - Antoine Denéchère

Le président du tribunal de commerce d'Orléans, Jean Courant, était l'invité de la "Nouvelle éco", sur France Bleu Orléans ce vendredi matin, pour faire le point sur la situation des entreprises du Loiret, six mois après le début de la crise du Covid-19 et au lendemain de la visite du ministre de la Justice.

Ce jeudi, Eric Dupont-Moretti s'est rendu à Orléans. Il est venu rencontrer des patrons ainsi que le tribunal de commerce présidé par Jean Courant, et il s'en réjouit. "C'est la première fois, d'après mes souvenirs en tant que juge d'un tribunal de commerce, qu'un Garde des Sceaux s'intéresse à notre juridiction. Jusqu'ici, on avait toujours été un peu marginalisés."

Le ministre de la Justice a demandé davantage de réactivité de la part des tribunaux de commerces pour venir en aide aux entreprises en difficulté, à cause la crise du Covid-19. Et Jean Courant le reconnaît, la situation est particulièrement complexe.

Actuellement, les activités des entreprises sont fragiles voire mauvaises, mais elles n'ont pas encore fait appel aux tribunaux de commerce. 

"Au niveau national, y compris sur le Loiret, nous avons _une baisse des procédures collectives_", affirme Jean Courant. Il n'enregistre aucune hausse du nombre de dépôts de bilan ou de redressements judiciaires. "Les mesures économiques nationales, dont l'ensemble du Loiret a bénéficié, comme le chômage partiel, le prêt garanti par l'Etat ou encore le décalage des charges ont permis aux entreprises d'être sous transfusion et ont décalé dans le temps un certain nombre de décisions parfois douloureuses."

Paradoxalement, il y a moins d'entreprises en difficultés financières que l'an dernier. 

"Mais ce paradoxe ne saurait durer longtemps", nuance Jean Courant. Il en est persuadé, d'ici la fin du mois de novembre, les entreprises reprendront probablement une "activité très tendue".