Replay du vendredi 18 septembre 2020

Thomas Gauthier, directeur de NodOn, à St-Cyr-en-Val

- Mis à jour le

L'entreprise NodOn, basée à Saint-Cyr-en-Val, vient de lancer la commercialisation d'un objet connecté qui pourrait s'avérer particulièrement utile pour limiter la propagation du Covid-19 : un interrupteur à pied.

Thomas Gauthier, directeur de Nod'On, à Saint-Cyr-en-Val
Thomas Gauthier, directeur de Nod'On, à Saint-Cyr-en-Val © Radio France - DR

C'est un petit objet connecté qui pourrait devenir révolutionnaire en ces temps de crise sanitaire : un interrupteur à pied, qui fonctionne sans fil et sans pile. Sa production vient d'être lancée par une entreprise loirétaine, NodOn, basée à Saint-Cyr-en-Val, spécialisée dans la domotique et les accessoires connectés pour la maison. "L'objectif était de créer un outil pour lutter contre la propagation du virus", insiste le directeur de l'entreprise, Thomas Gauthier. Il était l'invité de "La nouvelle éco" sur France Bleu Orléans ce vendredi matin.

Il estime qu'il ne faut qu'une quinzaine de minutes pour remplacer nos éclairages classiques par cet interrupteur. 

On n'a pas besoin de faire intervenir un électricien ou faire de gros travaux, c'est vraiment un objet qui s'installe très facilement si on a quelques connaissances en bricolage.

Un millier d'interrupteurs à pied ont déjà été fabriqués, grâce à des imprimantes 3D. "Ils sont destinés à des collectivités, des écoles, des Ehpad, des mairies ou même des entreprises", précise Thomas Gauthier. Il ajoute que les particuliers, aussi, peuvent en installer chez eux s'ils le souhaitent. Il faut néanmoins compter 109 euros par boitier.

L'idée semble donc séduire et cela permet de relancer l'activité de l'entreprise après de longues semaines de confinement. 

Le fait de développer ce produit extrêmement rapidement a vraiment permis de fédérer les troupes et de se remettre en ordre de marche.

Le directeur de NodOn souligne "un effet très bénéfique" sur le moral de ses 240 salariés, techniciens et ingénieurs. L'entreprise attend désormais les retours de ses premiers clients avant de se lancer, pourquoi pas, dans une fabrication à plus grande échelle. Elle envisage notamment d'en fabriquer en Chine, dans une usine basée à Shanghai.