Replay du vendredi 13 novembre 2020

Ecouter les Vaiteani c'est comme voir de la neige tomber sur un lagon. C’est inattendu et c’est beau

Avec Vaiteani, il suffira d'un "Signs" pour se sentir mieux !

Vaiteani et Luc
Vaiteani et Luc - (c) Franck Loriou

Avec leur premier album sorti en 2017, ils nous ont conviés dans leur monde : des chansons folk en tahitien et en anglais, loin de tout cliché. Un timbre de voix et des mélodies dont il est impossible de douter de la sincérité. Des textes forts mis en valeur par des arrangements qui rappellent la dentelle des élégantes robes que porte la chanteuse lors de ses concerts. 

Leurs passages remarqués aux Francofolies de Nouvelle-Calédonie, au Brive Festival ou encore à l'Olympia ont montré que le couple savait partager son univers avec un public souvent conquis dès les premières notes. 

VAITEANI
VAITEANI - (c) Franck Loriou

Aujourd’hui, les Vaiteani évoluent et font glisser leur « folk polynésien » originel sur les sentiers de la pop fluorescente et de l’électro fine. Une transposition accomplie avec beaucoup de grâce qui demeure fidèle à l’adn du duo. Toujours l’anglais parfait et le tahitien ancestral pour parler. Un deuxième album ambitieux qui marque, plus que jamais, la fusion de deux identités. 

Le couple considère les chansons de ce deuxième opus comme les îles d'un archipel. Elles font partie d'un tout mais ont chacune leurs propres singularités, leur propre histoire... Les influences de Luc ont fait éclore « Homai », un afrobeat à la tahitienne, unique en son genre ; « Reason » un tube folk à la Vance Joy ou encore « Kiss Kiss » une happy song au balafon sur fond d'électro. La sensibilité de Vaiteani suspend le temps et convoque l'émotion sur un piano-voix tel que « Heitiare » ou sur une balade comme « Signs », titre qui baptise l'album pour rendre hommage à ceux qui nous ont quittés. Oui, dans cette musique, il est aussi question de spiritualité. 

Vaiteani
Vaiteani - (c) Franck Loriou

Les amoureux savent s'entourer. Ils collaborent à nouveau avec le réalisateur artistique David Grumel (The Pirouettes, Neeskens) avec qui ils co-réalisent le disque et sollicitent pour leur unique reggae « Angry » le producteur Manjul qui, depuis son studio Humble Ark à Bamako, s'impose comme l’un des maîtres du genre. 

Difficile de mettre une étiquette sur la musique de ces deux-là. Ce qui est sûr c'est que le lien se fait, tressé comme les motifs que l’on retrouve sur les tatouages polynésiens et que le monde s'est approprié. Nul doute que les Vaiteani connaîtront le même succès.

Album "Signs" de Vaiteani , sort le 20 Novembre prochain !

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