Replay du vendredi 16 octobre 2020

Jewly, n'est pas contagieuse et passe le message !

Jewly invitée dans la Nouvelle Scène pour son album "Toxic"

Jewly "Toxic"
Jewly "Toxic"

Jewly n’est pas née dans la culture rock, mais a suivi une formation d’altiste et violoniste. Après avoir d’abord chanté en cachette, vers 23 ans elle fait des concerts de jazz en mode piano-voix. Puis une envie furieuse de rock s’impose à elle, résultat de l’électrochoc provoqué par l’écoute de “Summertime” repris par Janis Joplin. 

Jewly le comprend à cet instant : être chanteuse, c’est ça, c’est viscéral, c’est à fleur de peau, c’est avant tout une affaire d’émotions fortes. Jewly est née et célèbre cette arrivée au monde en sortant un EP de six titres, No Shoes, en 2011. Au fil des concerts, on lui propose une tournée aux Etats-Unis. Les retours là-bas la poussent à enregistrer son premier album. "Bang Bang Bang" sort en 2014, suivi d’une cent cinquantaine de dates.

JEWLY
JEWLY - Crédit photo : Marie D'Emm

L’album suivant, Drugstore (2017), est enregistré en Angleterre, dans le studio des Stranglers, avec leur ingénieur du son. A l’issue de la tournée de plus de 200 dates, dont des premières parties pour Macy Gray, Scorpions, Lucky Peterson, Yarol Poupaud et No One Is Innocent, entre autres, la Laiterie, LA salle rock de Strasbourg, l’invite à jouer en première partie des Stranglers. Une boucle symbolique se boucle, avant l’étape suivante… 

Jewly Toxic
Jewly Toxic - Crédit photo : jisays.com

Pour son troisième album, "Toxic" (qu’elle écrit et compose seule), Jewly réalise, comme toujours, un casting d’arrangeurs et envoie trois chansons à plusieurs candidats en leur demandant d’arranger celle de leur choix. Lorsqu’elle échange avec un certain Moon Pilot (c’est un pseudo…), elle réalise qu’il finit ses phrases, mais qu’il est également capable de la faire sortir de sa zone de confort. Ça tombe bien, c’est ce qu’elle recherche. Musicalement et humainement, la symbiose opère. Elle lui confie la double casquette d’arrangeur et réalisateur et le rejoint à Angers pour travailler avec lui sur les arrangements.

Et pour accompagner un album narratif, Jewly se lance un ultime défi : réaliser un clip par chanson et tourner le tout en 24 heures. Ce sera le road-trip de la protagoniste lui permettant de s’immerger dans ses émotions. Jewly reconnaît qu’elle se fixe inconsciemment des contraintes pour dépasser ses limites, évoluer d’un album à l’autre, sans se départir de son authenticité. Après l’accueil favorable reçu par Drugstore, elle savait qu’elle devrait frapper fort pour faire encore mieux. Et c’est justement ce qu’elle a accompli avec "Toxic".

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