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La Provence insolite : L'incendie des nouvelles galeries à Marseille

Par le mercredi 28 octobre 2015
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Incendie des Nouvelles Galeries à Marseille 1938
Incendie des Nouvelles Galeries à Marseille 1938 - Jean-Claude Mathon - Octobre 2004

L'incendie des nouvelles galeries à Marseille

La Provence insolite : L'incendie des nouvelles galeries à Marseille

Le 28 octobre 1938, le grand magasin des Nouvelles Galeries situé sur la Canebière était ravagé par un incendie. Ce terrible incendie, le pire que connut la cité phocéenne, causa la mort de 73 personnes, employées du magasin pour la plupart.

Les Nouvelles-Galeries, lieu à la mode de Marseille, certainement le plus grand magasin de la région, étaient installées depuis le début du XXe siècle sur la Canebière, l'artère principale de la ville. Leur position stratégique les avait rendues incontournables pour le commerce marseillais. On trouvait en face du magasin le Grand Hôtel Noailles ainsi que le Grand Hôtel, hôtels où descendaient toutes les personnalités en visite à Marseille.

Ce jour là, le XXXVe Congrès du Parti Républicain Radical et Radical Socialiste se tient au Parc Chanot. Le principal orateur est Édouard Daladier, Président du Conseil. Il est accompagné d'Édouard Herriot, maire de Lyon, et président de la Chambre des députés et d'Albert Sarraut, ministre de l'intérieur. Lorsque la nouvelle de l'incendie atteint la salle du congrès, les débats furent interrompus. L'avenue se trouva encombrée par des milliers de badauds qui restèrent à observer les évènements, et de ce fait, gênèrent l'intervention des sapeurs-pompiers de la ville.

Le magasin qui était fait à l'ancienne avec des parquets cirés, des tentures et des tapis épais donna énormément de difficultés aux pompiers, de plus, l'eau qui provenait du Vieux-Port arrivait sur les lieux avec peu de pression. L'incendie gagna en force et les membres du congrès furent évacués tandis que l'incendie gagnait les combles du Grand hôtel Noailles d’où les députés firent sortir leurs maîtresses aidés par Carbone et Spirito, les deux gangsters au grand cœur pour les victimes féminines…

Des pompiers vinrent en renfort d' Arles, Toulon et d'autres villes. Les plus lointains arrivèrent de Lyon à minuit. Suite à ce terrible incident, Édouard Daladier qui était au congrès déclara : « N'y a-t-il donc personne pour faire régner l'ordre dans cette ville ! » La ville fut mise sous la tutelle du représentant du gouvernement, le maire Henri Tasso fut démis le 20 mars 1939. Le préfet Frédéric Surleau fut chargé d'administrer la cité. Marseille n'eut plus de maire jusqu'à la Libération avec Gaston Defferre. Il fut aussi décidé :

  • la dissolution du Corps municipal des sapeurs-pompiers de la ville de Marseille,

  • la création, le 29 juillet 1939, d'une bataillon militaire de Marins-Pompiers pour protéger la ville

Texte de Jean-Pierre Cassely. www.provence-insolite.org