La Provence insolite

Du lundi au vendredi à 6h54 et 14h15

Hotel d'Olivary à Aix
Hotel d'Olivary à Aix

La Provence insolite : Le tableau du Marquis D'Olivari à Aix

Diffusion du lundi 4 avril 2016 Durée : 2min

Celui qui voulait sauver le roi !

Le marquis d’Olivari, otage volontaire pour libérer le roi.

Hôtel d’Olivary, Quartier Mazarin, 10, rue du 4 Septembre.

Dans le premier des trois salons en enfilade de l’hôtel d’Olivary, un tableau représente le dernier marquis d’Olivari. Gaston, Marius, Ovide d’Olivari (1774-1865), officier de marine, revenait de la campagne d’Amérique quand le roi Louis XVI fut arrêté à Varennes. Comme une vingtaine d’autres en Provence et quelques centaines dans toute la France (certains ont dit des milliers), il se fit alors inscrire sur la liste des candidats otages qui offraient leur vie et leur liberté pour remplacer le roi et sa famille dans leur garde à vue aux Tuileries.

Si Ovide d’Olivari a échappé à la vengeance populaire qui se cristallisa alors sur ces volontaires, c’est sans doute parce que, après le refus de la pétition des otages par l’Assemblée Nationale, il émigra et servit dans « l’Armée des Princes »*. Il revint chez lui en 1795 et assuma alors diverses fonctions municipales et préfectorales.

Lorsqu’il monta sur le trône de France, Louis XVIII envoya une bague en or à chacun de ceux qui s’étaient inscrits sur la liste des otages. Sur celle-ci, un médaillon s’ouvrait pour montrer un portrait de Louis XVI. Sur son couvercle, on lisait l’inscription suivante : « Otage du roi martyr. Une foi, une loi, un roi ». Les initiales de l’otage étaient gravées sur le bijou ainsi qu’un « XVI » sur un fond en forme de cœur. La bague de la famille Olivary est en lieu sûr, dans un coffre de banque.

L’ouvrage Les otages de Louis XVI et de sa famille, de Thomas Pascal Boulage comporte une liste (incomplète) des candidats otages du roi.

Le bois du micocoulier de la place des Quatre Dauphins n’a pas été perdu pour tout le monde

Sur la place des Quatre Dauphins, s’élevait autrefois un micocoulier tricentenaire, dont le diamètre avait atteint 4,80 m. Il a été abattu en 1865 et son bois a été récupéré par des ébénistes aixois qui l’ont utilisé dans divers travaux, dont la restauration de la porte de l’hôtel d’Olivary. La dimension de la porte réalisée dans des branches de l’arbre, témoigne de la splendeur de ce spécimen sacrifié aux impératifs de la circulation urbaine.

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