Émissions Toutes les émissions

Du lundi au vendredi à 6h54 et 14h15

La Provence insolite : les fadas marseillais

Les fadas ont même une boisson !

La Provence insolite du lundi 11 janvier 2016

Par

Ils sont habités par les fées...

La Provence insolite : les fadas marseillais

En 1810 rue du Commandant-Rolland hostellerie qui avait pour nom “L'auberge du Fada”. Son propriétaire, Martin Barbaroux. Sur son enseigne : “Chez Barbaroux, arresta vous et tasta lous”, (Chez Barbaroux, arrêtez-vous et goûtez-le ... ). Son frère totalement demeuré, connu pour amuser les clients. On disait : “Allons au Fada”. L'actuelle rue du Commandant-Rolland était dénommé par les habitants du quartier “le chemin du Fada”

Avant la dernière guerre, Etienne le Fada. Sorte de Quasimodo, Né à Nîmes en 1890. Orphelin, livré à lui-même, il fait 36 métiers, pour finir chanteur des rues ... entouré de mille légendes. Etienne est millionnaire, Etienne a une belle femme, jeune et riche, Etienne a une voiture avec chauffeur pour, son travail terminé, regagner sa villa au RoucasBlanc. Rien de cela n'était vrai, Etienne était un demeuré qui, depuis 1930, vivait d'aumônes dans les rues de Marseille (« je reçois de un sou à 20 francs ») , en chantant « Carmen » d'une voix cassée et en mimant les différentes phases de la corrida, à la joie (un peu dégoûtée) des clients des terrasses de la Canebière. Etienne ne se souvenait pas que c'est au cours d'une corrida, alors qu'il était jeune, qu'il reçut un banc sur la tête. Il chantait "La Tonkinoise". Son morceau de bravoure était sans conteste "Viens Poupoule". Présenté par la “République des Maurins” aux élections municipales avec pour tout programme "Faire nickeler le pont Transbordeur".

Antoine ou Louis ? : il faisait le tram

Aubagne aiguillage

  • Carmen, une pauvre artiste de l'Alcazar tombée dans la misère et la folie, qui dansait habillée en espagnole.

  • L'Anglais ou le Boulanger qui, sans rien demander, traversait Marseille, hiver comme été, habillé d'une culotte courte et d'une chemise flottante blanche.

  • Louis, qui, toute la journée, traînait un petit train d'enfant.

  • Prosper, l'homme au géranium, qui portait en toutes saisons un pot de fleurs.

  • L'Homme de bronze (Brecht)

  • Titin l'aveugle, avec un beau visage de Provençal, toujours bien habillé, qui vendait des 10° de la Loterie nationale en criant : “Achetez ces gagnants à Titin, car la fortune est aveugle”... Il était parfois accompagné de jolies femmes, des volontaires. Titin était reçu partout, des bars les plus pauvres aux cabarets les plus riches du quartier de l'opéra...

1952 Le Corbusier construit en plein milieu des jardin de la bastide “La Magalonne” un clapier en béton baptisé “Unité d'habitation de grandeur conforme” ou “Cité radieuse” et immédiatement surnommée par les Marseillais “la maison du fada”.

Mais n’oublions pas qu’en Provence FADA veut dire habité par les fées…

Texte de Jean-Pierre Cassely. Le programme de VISITES GUIDÉES de notre conteur et historien. 

Partager sur :