Replay du jeudi 18 février 2021

Avec le Salon à la Ferme, les paysans mayennais veulent partager leur savoir-faire

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Le samedi 27 et dimanche 28 février, de nombreux paysans mayennais ouvriront leur ferme au grand public. Parmi eux, l'éleveur de brebis Damien Brizard, qui nous reçoit chez lui à Chemazé.

Le Salon à la Ferme se prépare aussi à Chemazé
Le Salon à la Ferme se prépare aussi à Chemazé © Radio France - Gauthier Paturo

"Il faut respecter le cycle naturel", martèle Damien Brizard qui a choisi l'agriculture biologique dès son installation en 2014. Avant, l'éleveur de Chemazé travaillait sur la gestion de l'eau. Un métier dans lequel il ne se retrouvait plus. "Je travaillais notamment sur l'aménagement de lotissements et de zones d'activités. Chaque année je voyais des dizaines d'hectares de terres agricoles qui disparaissaient et ça me fendait le cœur". Aujourd'hui, il élève un troupeau de 65 brebis. La saison des agnelages va débuter, il se prépare donc à accueillir les agneaux dans les meilleures conditions pour pouvoir ensuite fabriquer ses fromages.

"Au local", une association pour valoriser le bio et local

Parmi les différents points de vente de Damien, il y a "Au local", situé au lieu-dit le Potager à Azé. Au total, 25 producteurs locaux y vendent leur produits et sont "maîtres de leurs prix", souligne l'éleveur. Comme Odile, une vingtaine de bénévoles tiennent des permanences les mercredi matin, vendredi après-midi et samedi matin. 

Consommer et produire autrement, ça ne date pas d'hier

Jean-François Gaumé ouvrira également les portes de sa ferme les 27 et 28 février prochains. Installé à Saint-Quentin les Anges, il alimente les distributeurs à vrac de divers magasins bio. Avec les céréales, légumineuses mais aussi un élevage bovin, il mise beaucoup sur la diversification. "Les vaches, grâce au fumier, contribuent à maintenir la fertilité de la terre" explique le paysan agronome. Préserver la biodiversité, planter des haies,... Jean-François Gaumé assure qu'il n'a rien inventé. "En 1924 déjà, des agronomes tiraient la sonnette d'alarme ! On venait de découvrir les premiers engrais de synthèse à la sortie de la première Guerre Mondiale : le reste des bombes non utilisées a servi à fabriquer des engrais chimiques".

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