Replay du samedi 8 mai 2021

La Saga de Paris - Les derniers jours de la campagne présidentiel de 81

A l’occasion de la commémoration du 10 mai 1981, il y a 40 ans, l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand, la Saga de Paris revient sur les derniers jours de la campagne présidentielle à Paris.

François Mitterand, quelques jours après sa victoire en 1981.
François Mitterand, quelques jours après sa victoire en 1981. © Getty

1 mai 1981, c’est la fête du travail, le brin de muguet coute 5 francs, soit 75 centimes d’euro. Mais la fleur en devenir est incontestablement la rose du parti socialiste avec le poing qui la tient. François Mitterrand a obtenu le 26 avril dernier au premier tour de l’élection présidentielle 25,9 %. Cette fois, toute la gauche espère, socialistes bien sûr, radicaux, communistes et même la puissante CGT de Georges Séguy. Prudent, tous sont en ordre de bataille.

Le premier mai 1981, les candidats malheureux du premier tour ont regagné leurs pénates, à Paris, Chirac n’a obtenu que 18% se console à l’hôtel de ville de Paris, Georges Marchais ronge son frein à Champigny et Huguette Bouchardeau a repris un aller simple gare de Lyon pour Saint Etienne. Les deux finalistes repartent en campagne. Mitterrand et le président sortant Valéry Giscard d’Estaing en meeting à Charenton. Le chanteur Gérard Lenormand chauffe la salle tandis que le président sortant appelle à l’unité de la majorité.

Quant à François Mitterrand, il s’adresse à la foule dans un langage de vainqueur, comme si les jeux étaient faits  symbole du rassemblement  mais l’essentiel de son discours est consacré à la querelle du prochain face à face télévisé.

Et ce n’est plus l’international qui ponctue les meetings de François Mitterrand mais la Marseillaise. A neuf jours du deuxième tour, les instituts de sondages donnent  à Valéry Giscard d’Estaing 48, 5 % et 51,5 % à François Mitterrand, Alain Duhamel analyse les chiffres dans  le journal d’Antenne 2. Les instituts de sondage ont vu juste, le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu président de la République, la fête place de la Bastille peur commencer. Dans ses mémoires, David Assouline a écrit à propos du 10 mai : On a valsé et dansé le tango toute la nuit, malgré la pluie. Le lendemain matin, les rues étaient vides, endormies. Et contrairement à ce qu'avait annoncé la droite, les chars soviétiques n'avaient pas envahi Paris... " 

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