Replay du dimanche 8 novembre 2020

Paris Vintage - 1959

1959, la toute nouvelle vedette de la chanson française, Sacha Distel, voix de velours et gueule d’ange distille sur les ondes ses chansons mi guimauves, mi fantaisistes.

Transfert de pouvoir entre René Coty et le Général de Gaulle
Transfert de pouvoir entre René Coty et le Général de Gaulle © Getty - Keystone-France / Contributeur

Cette France de 1959 dit OUI au Général de Gaulle et à sa nouvelle constitution. La passation de pouvoir a lieu au palais de l’Elysée entre le président Coty, dernier vestige de la quatrième république et Charles de Gaulle.

Les radios lancent des nouvelles émissions. Sur Europe numéro 1, c’est Salut les copains de Daniel Filipacchi, Franck Ténot et leur mascotte Chouchou. Sur la radiodiffusion télévision française, en direct du cinéma Marcadet Palace du 18e arrondissement, c’est « Paris Cocktail » animé par Pierre Mendelssohn qui accueille les jeunes vedettes en devenir, Sacha Distel, encore lui, Johnny Hallyday qui n’a que 16 ans, Serge Gainsbourg, Gloria Lasso, Dalida et Richard Anthony

C’est la guerre entre le cinéma de papa et la nouvelle vague. Truffaut Godard, Rivette, Chabrol flinguent, pour un temps, Duvivier, Becker, Hunnebelle. Le ton de la nouvelle vague se veut léger, jeune, virevoltent. Film manifeste, les 400 coups de François Truffaut sort en 1959. Le réalisateur raconte l’histoire d’un jeune garçon qui multiplie les conneries dans son quartier de la place de Clichy et qui terminera dans un centre de mineurs délinquants. Les spectateurs Parisiens se pressent dans les très nombreux cinémas de quartier pour voir les 400 coups.

Le cinéma se confond souvent avec la vie, la mort. 1959, Boris Vian, touche-à-tout génial succombe à une crise cardiaque dans une salle de cinéma du 7e arrondissement, le Marbeuf, alors qu’il assistait à une projection privée de l’adaptions de son best-seller « J’irai cracher sur vor tombes. » 

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