Replay du dimanche 17 janvier 2021

Paris Vintage - 1968

Début 68, Paris a l’allure d’une cocote minute dont la soupape ne relâche pas le moindre nuage de vapeur. Dans les facultés, notamment à Nanterre, dans les comités d’action lycéens, dans les organisations syndicales, on est au bord de l’explosion.

Manifestation de l'UNEF en février 1968 à Paris
Manifestation de l'UNEF en février 1968 à Paris © Getty

Claude Channes chantent « Mao Mao », les libraires de Saint Germain des Près vendent comme des petits pains « le petit livre rouge » du président chinois. Paris 68 s’habille en rouge, en noir, en Castro, en Mao Tse Toung, en Marx, en Lénine, un joli foutoir dénoncé à l’assemblée nationale par le premier ministre Georges Pompidou.

« Jouissez sans entraves, baisez sans carotte, vivez sans temps morts » autrement dit, l’illusion lyrique des jours de mai 68 comme l’écriera le philosophe Raymond Aron, se solde par la dissolution des organisations politiques d’extrême gauche, par les accords de Grenelle, par l’augmentation du SMIC de 30% et pour les Parisiens, lassés par une grève d’un mois, la reprise du fameux Métro, boulot, dodo !

1968, en bref, le premier distributeur automatique de billet de banque est installé à Paris rue Auber dans le 9e arrondissement.

Et puis le couturier parisien Paco Raban habille Françoise Hardy d’une détonante robe de métal, courte, sexy, pure, moderne. La chanteuse assume dans l’émission Radioscopie de Jacques Chancel.

Et Paris 1968, c’est encore le général de Gaulle qui siffle la fin de la récréation lors des vœux de la Saint Sylvestre.

Mots clés: