Replay du dimanche 31 janvier 2021

Paris Vintage - 1970

Mai 68 a laissé des traces en ce début d'année 70.

La Citroën Maserati, ici en 73
La Citroën Maserati, ici en 73 © Getty

Début 1970, il y a comme un gout de mini mai 68, agitations au Lycée Louis Legrand dans le 5e, au lycée Michelet à Vanves, on incendie les locaux. Dans les universités, à Censier et à Nanterre, c’est l’affrontement entre les forces de l’ordre et les étudiants, où le doyen de la faculté Paul Ricœur est sérieusement  pris à partie.

Toujours à Nanterre, 14000 Algériens et Portugais sont regroupés dans le gigantesque bidonville de la rue des Pâquerettes, qui se trouve à proximité de la faculté. La ligue communiste révolutionnaire et les maoïstes organisent une crèche sauvage. L’institution parle de danger de meurtre, les étudiants crient au racisme. 

L’année 1970 est en effet synonyme de revendication. Le torchon brûle entre les hommes les femmes, création à Paris du MLF, mouvement de libération de la femme. Les militantes remettent en question la société patriarcale et souhaitent disposer librement de leurs corps. Pour paraphraser Serge Gainsbourg « L’homme des unes sur le corps des autres ». Aout 1970 : manifestation et coup d’éclat du MLF autour de l’arc de Triomphe et du soldat inconnu. Sur les banderoles on peut lire : « Un homme sur deux est une femme » ou « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu, sa femme. »

1970, au cœur de Paris, la vie s’accélère, le Parisien ordinaire, mais l’est-il vraiment, roule en auto populaire, Simca 1100, Ami 8 Citroën, Renault 10, 204 Peugeot, mais rêve au salon de l’automobile, Porte de Versailles, d’essayer une voiture révolutionnaire : la  Citroën SM Maserati !

70, conclusion, les Parisiens toujours fans d’instantanéité foncent à 100 à l’heure vers 10 ans de liberté et de pleins emplois, et il n’y a que de vielles photos d’un nouveau procédé Polaroïd aux couleurs orangées et sépias pour s’en souvenir.

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