Replay du dimanche 27 juin 2021

Paris Vintage - 1991

91, année charnière, ironie du sort, les dernières volutes de liberté s’envolent avec Gainsbarre, l’interdiction de fumer s’applique dans les RER et les trains de banlieues.

Les murs de la maison de Gainsbourg
Les murs de la maison de Gainsbourg © Radio France - Quentin Lhuissier

Les Parisiens sont tristes cette année 1991, ils savent qu’ils ont perdu un pote, un poète, un anar, un compositeur, auteur et interprète de grande classe ! Serge Gainsbourg.

Gainsbourg avait 62 ans, né à Paris, une enfance sous l’occupation rue Chaptal, une étoile jaune sur la veste, une vie sans économie, capable d’allumer avec son briquet Zippo un billet de 500 francs en direct à la télévision en expliquant que le fisc lui en prenait la moitié, brûlant la chandelle par les deux bouts : Whisky, Champagne nuit blanche, femmes, les plus belles et bien sûr : cigarettes.

Les vieux carcans du monde anciens ont la vie dure en 1991. Pour la première fois, une femme est nommée à Matignon, mais on masculinise encore la fonction. On dit : le premier ministre Edith Cresson. Mais le pire est dans l’attitude des commentateurs politiques. Dixit Edith Cresson :

Le bébête show sur TFI me représentait en panthères lascives se trainant au pied de Mitterrand qui me mettait des coups de pied pour se débarrasser de moi. Il n’y a qu’en France que l’on voyait çà.

En bref 1991, en pleine génération sida, Elmer food beat signe "Le plastique c’est romantique", véritable plaidoyer pour des relations sexuelles protégées. Lagaffe, numéro 1 du Top 50 pendant 10 semaines avec la Zoubida, pochade sympathique qui raconte une fête à la station métro Barbès, et puis cinéma, « Les Amants du Pont Neuf » avec Juliette Binoche et Denis Lavant, mais c’est plus le pont qui est la vedette du film. Le réalisateur un peu fou Léos Carax reconstitue à l’identique « le Pont Neuf » en pleine campagne à 700 kilomètres de Paris.

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