La saga de Paris

Samedi et dimanche à 08h15

Une sculpture dans le cimetère du Père Lachaise
Une sculpture dans le cimetère du Père Lachaise © Getty - Daniel.Candal

J'irai cracher sur vos tombes

Diffusion du samedi 22 février 2020 Durée : 2min

Les tombes de personnalités sulfureuses

Faut-il  aller cracher sur les tombes des salauds ? Des ignobles, des indignes ?  Votre réserve de salive n’y suffirait pas, tellement la grisaille des  cimetières  de banlieue et de Paris regorgent de sulfureux personnages. Mais le hic  de l’histoire, c’est que les tombes des affreux sont plus souvent  recouvertes de jolies fleurs que de crachats.

Ainsi  au cimetière bucolique de l’église saint germain de Charonne, XXe  arrondissement, les fleurs abondent sur la sépulture de Robert Brasillach, écrivain collaborationniste et antisémite. Idem pour Jacques Mesrine, cimetière nord de Clichy-la-Garenne. Pas de Chrysanthèmes mais des roses blanche pour  L’ennemi  public numéro 1 des années 70, dessoudé par l’anti gang du super flic  Broussard.

A  Versailles, au cimetière des Gonards, il existait une partie réservée  aux condamnés à mort, plus rien ne signale la présence de l’horrible  barbu Landru, sa tombe  a été recouverte pas une allée du cimetière, Landru toujours habitué au  camouflage.

Louis  Ferdinand Céline est au cimetière de Meudon pour une éternité de  querelles littéraires. Ses romans antisémites comme « l’école des  cadavres » n’auront pas  sonné le glas de l’oubli. Ils sont nombreux à le visiter, un jour,  Philippe Sollers. 

On  a gardé pour la fin le meilleur, l’histoire du sergent Bertrand,  militaire de carrière au XIXe siècle à Paris, surnommé le vampire de  Montparnasse. François  Bertrand déterrait au cimetière du Montparnasse des cadavres de jeunes  défuntes et pratiquait des actes sexuels et de mutilations, mais comme  l’a écrit le marquis de Sade « tout ce qui est excessif est bon ».