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La saga de Paris

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L'Assemblée nationale
L'Assemblée nationale © Getty - Marc Piasecki

L'Assemblée nationale, première maison de la nation française

Diffusion du dimanche 17 juin 2018 Durée : 3min

L’assemblée nationale est une des plus belles saga de l’histoire de Paris. D’abord la genèse. 1789, révolution française, ça chauffe pour le Roi. Les députés, 300 à l’époque, 577 aujourd’hui, prêtent serment au jeu de Paume de Versailles, d’écrire une constitution, en quelque sorte le socle de la nation française moderne. 

Ainsi Robespierre, Mirabeau, le docteur Guillotin, Dupont de Nemours, l’abbé Grégoire s’étrillent, s’invectivent, s’injurient. 228 ans plus tard, rien n’a changé.

Après la révolution française, les députés s’installent rive gauche de Paris au Palais Bourbon, 7e arrondissement. Le président de l’assemblé nationale, privilège des privilèges, dispose d’un hôtel particulier, mitoyen de l’assemblée et créer par le marquis de Lassay. Et si la république s’est construite lors d’un grand jeu de massacre, 15 000 guillotinés durant la révolution, les députés ne se sont pas gênés pour s’installer dans les ors de la noblesse devenus ors de la république. Bon il est vrai que tous les six ans, les français décident du renouvellement de nos chères élites. 

Tandis que la garde républicaine, accueille le président de l’assemblée nationale chaque semaine en ouverture de séance, dans l’hémicycle, chacun se prépare à voter des lois, et aussi à apparaître à la télévision lors des retransmissions des questions au gouvernements, puis de briller par une algarade ou un mot d’esprit : vous n’êtes qu’un postérieur endimanché, un autre député à une de ses collègues, elle est complètement givrée ou, le député de la Creuse à celui des Charente maritime. 

"Je vais dire à quelques potes de la Rochelle de le jeter dans le port"… avec un sac de ciment.  Mais la palme revient à Robert André Vivien qui lors d’un débat sur une loi qui contraignait l’industrie pornographique a fait le plus beau lapsus de l’histoire de l’assemblée nationale.