La saga de Paris

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rationnés, les Parisiens font la queue devant une boulangerie
rationnés, les Parisiens font la queue devant une boulangerie © Getty - Universal History Archive

Paris sous l'occupation 10 - 1941, les Parisiens sont soumis à de sévères restrictions

Diffusion du dimanche 10 novembre 2019 Durée : 2min

Malheur à ceux qui n’ont pas quitté Paris

En ce début 1941, le maréchal Pétain règle ses comptes avec ceux qui, dit-il, ont plongé la France dans le cataclysme. 

Paris vit une époque de misère, il n’y a pratiquement plus d’essence, un Parisien sur deux circule à vélo. On invente même les vélos taxis, la préfecture fixe les prix.  5 francs pour une personne, 8 francs pour deux. 

Même Louis Renault enfourche sa bicyclette depuis son domicile de l’Avenue Foch jusqu’à Boulogne Billancourt, rejoindre son usine et ses ouvriers qui fabriquent du matériel pour les Panzer division du maréchal Rommel. Pourtant en cachette, Louis Renault met au point un prototype pour l’après-guerre : la 4 chevaux, il utilise un vieux stock de peinture allemande, couleur kaki, du coup la 4CV Renault est surnommée la motte de beurre.  

Sur Radio Paris c’est toujours la même rengaine, la propagande dégouline à toutes les heures de la journée. 

Oui les occupants mangent à leur faim, les Parisiens, eux, se serrent la ceinture ; qui mieux que Claude Autant Lara pour décrire les restrictions dans son film d’après-guerre « la traversée de Paris ». 

Et pendant que les Parisiens crèvent de faim, à 462 kilomètres de Paris, à Londres, le général de Gaulle garde espoir dont François Mauriac a dit « un fou a dit, moi la France, et personne n’a ri parce que c’était vrai ».